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L'évasion de La ValetteFureur des ultras.

Publié le 17/05/2020

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« 1 / 2 L'évasion de La Valette Fureur des ultras Ancien aide de camp de Bonaparte, le comte de La V alette a été nommé direc­ teur des Postes sous l'Empire.

Destitué par la première Restauration, il reprend du service, à la demande même de son prédécesseur, au moment des Cent­ Jours.

La seconde Restauration l'accuse de trahison et une Cour d'assises le con­ damne à mort.

La V alette est un homme inoffensif et la sévérité du jugement sou­ lève une grande émotion.

Marmont, Pasquier, Decazes et bien d'autres inter­ viennent en sa faveur aup-rès du roi.

Mais Louis XVIII, ne voulant pas con­ trarier la soif de vengeance des ultras, ne se laisse pas fléchir: «La Chambre veut des exemples», dit-il.

Il rejette même la supplique du condamné qui demande à être passé par les armes plu­ tôt que de gravir l'échafaud.

Au cours d'une ultime démarche auprès du souve­ rain et de la duchesse d'Angoulême, Mme de La Valette implore en vain la grâce royale.

Le sort de La V alette semble scellé, mais son épouse ne renonce pas à le sauver.

Le 20 décembre 1815, la veille du jour fixé pour l'exécution, elle vient dîner avec sa fille à la Conciergerie dans la cellule du prisonnier; elle décide celui­ ci à échanger avec elle ses vêtements.

Affublé d'une jupe et d'un ample man­ teau, le visage dissimulé par un grand chapeau et un mouchoir qu'il presse contre sa bouche, La V alette sort sans encombre de la Conciergerie; les gardes sont abusés par cette silhouette de femme éplorée.

Le fugitif gagne une cachette ménagée par M.

de Baudus au 20 décembre 1815 ministère des Affaires étrangères, dans l'appartement du caissier Bresson.

Le 8 janvier, grâce à la complicité d'officiers anglais, il s'enfuit vers la Bavière où il demeure jusqu'en 1822, date de sa grâce.

La nouvelle de son évasion est accueillie avec joie et soulagement par les Pari­ siens encore bouleversés par la récente exécution du maréchal Ney.

L'audace· de Mme de La Valette touche les cœurs.

Le peuple exulte.

«Ün aurait illuminé», dira de Broglie.

En revanche, à la Chambre et à la cour, les ultras sont furieux.

«Ün eût dit que le salut de la monarchie tenait à la tête du prisonnier et au veuvage de cette femme», écrira Lamartine.

Les ultras croient à un vaste complot.

Ils soupçonnent jusqu'aux ministres.

Leur haine des «complices» des Cent-Jours ne connaît plus de bor­ nes.

A la Chambre, ils s'efforcent de ré­ duire la portée de la loi d'amnistie et appellent à la répression: «Pour arrêter les trames criminelles, il faut des fers, des bourreaux, des supplices», clame La Bourdonnais.

La Valette a certes échappé aux ri­ gueurs exigées par les ultras.

Mais son héroïque épouse n'a pas résisté à l'épreuve: quand son mari la retrouve, elle est devenue folle. 2 / 2. »

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