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Les espaces maritimes : approche géostratégique

Publié le 21/07/2020

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« À partir de cet axe se déploient, à l'ouest, la route vers l'Europe par le détroit de Malacca et, à l'est, la route transpacifique vers l'Amérique du Nord. Ces deux routes constituent chacune un segment de l'artère circumterrestre qui relie entre eux les pôles de la Triade selon un axe Est-Ouest. Bien moins importantes, les routes Nord-Sud reflètent la hiérarchie des puissances : le centre* reste la Triade située dans l'hémisphère Nord, tandis que le Sud ne constitue qu'une périphérie plus ou moins intégrée aux échanges maritimes. La hiérarchie de ces trois segments du transport maritime circumterrestre reflète aussi les rythmes de croissance et de développement sur la planète. La domination de l'axe asiatique s'explique, en effet, par le rôle d'« atelier du monde » tenu par l'Asie, mais également par le commerce maritime intra-asiatique sans cesse grandissant entre la Chine et le Japon ou la Corée du Sud, par exemple. Ces deux axes secondaires se placent ainsi respectivement en 4e et 5e places derrière les grandes routes transocéaniques. Enfin, l'origine des armateurs traduit aussi la montée de l'Asie dans les échanges mondiaux. On trouve 6 armateurs asiatiques parmi les 10 premiers mondiaux en 2010 : le Sino-Taïwanais Evergreen Line (4e), les Singapouriens APL et Coscon (5e et 6e), le Chinois China Shipping (8e), le Coréen Hanjin (9e) et enfin, très révélateur, le Japonais NYK (loe), dépassé par ses jeunes rivaux. Il n'existe plus d'armateurs américains, absorbés par leurs concurrents ; seuls les Européens font face avec le Danois Maersk (leî), l'Italien MSC (Mediterranean Shipping Company, 2e) et le Français CMA-CGM (3e). Ces grandes routes maritimes contribuent donc à renforcer la polarisation et la hiérarchisation des territoires, en n'en reliant que quelques-uns et en contournant ou ignorant les autres. Elles aboutissent à des lieux spécifiques : les interfaces maritimes, chargées de traiter les cargaisons qu'elles acheminent d'un bout à l'autre de la planète. ...»

« Les espaces maritimes : approche géostratégique Mers et océans occupent 71 % de la surface de notre planète.

Bien que parfois difficiles à aménager ou exploiter, ces vastes espaces ont pourtant été mis depuis longtemps à profit par les hommes et la mondialisation.

En effet, 80 % des flux actuels de marchandises (CNUCED, 2009) transitent par porte-conteneurs , sans compter les vraquiers, pétroliers ou gaziers qui parcourent les grandes « autoroutes maritimes » du globe.

Cette maritimisation de l'économie a ainsi consacré les mers et les littoraux comme lieux privilégiés de la mondialisation, mais l'explosion des échanges internationaux depuis les années 1970-1980 n'est pas sans conséquences sur les espaces maritimes qui, en tant que zones de passage ou de ressources, se retrouvent au cœur des préoccupations, des convoitises et des tensions économico-politiques.

• les espaces maritimes : lieux de la mondialisation ■ Les grandes routes maritimes : colonne vertébrale de la mondialisation En 2010, sur les 20 premiers ports mondiaux de conteneurs, 13 sont asiatiques et appartiennent à la Chine, à la Corée du Sud, à Taïwan, à la Malaisie, à Singapour et à Hong Kong (lma.ges économiques du monde, Armand Colin, 2012).

Tous se situent sur l'axe Nord-Sud de l'Asie orientale qui constitue le principal axe maritime du transport mondial de conteneurs.. »

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