L’entre deux guerres
Publié le 12/10/2026
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«
THÈME 1 — FRAGILITÉS DES DÉMOCRATIES,
TOTALITARISMES ET SECONDE GUERRE MONDIALE
Chapitre 1 • L’impact de la crise de 1929 : déséquilibres économiques et sociaux
Problématique : Comment la crise économique mondiale des années 1930 déstabilise-t-elle les équilibres politiques et
sociaux à l’échelle mondiale ?
1.
D’une crise américaine à une crise mondiale
A.
Les causes du krach boursier
• La spéculation : des investisseurs achètent des actions dans l’espoir de les revendre plus cher.
Beaucoup achètent à
crédit, ce qui rend le système fragile.
• La surproduction : les entreprises produisent davantage que ce que les consommateurs peuvent acheter.
Les stocks
augmentent et les profits diminuent.
• Des banques fragiles et peu régulées : elles prêtent massivement pour financer les achats d’actions et disposent de
réserves insuffisantes en cas de panique.
Les cours de la Bourse montent donc de manière artificielle, alors que l’économie réelle est fragilisée.
B.
Le krach d’octobre 1929
• 24 octobre 1929 : le « jeudi noir », les ventes d’actions se multiplient à la Bourse de New York et les cours chutent
brutalement.
• 29 octobre 1929 : le « mardi noir », la panique s’aggrave.
En quelques années, la valeur boursière s’effondre.
Krach boursier : effondrement brutal du cours des actions en Bourse.
C.
Le cercle vicieux de la crise
Étape
Mécanisme
1.
Chute des actions
Les investisseurs perdent de l’argent et la confiance disparaît.
2.
Crise bancaire
Les déposants retirent leur argent ; des banques font faillite.
3.
Crédit réduit
Les banques prêtent moins aux ménages et aux entreprises.
4.
Baisse de la consommation et
de l’investissement
Les entreprises vendent moins, réduisent leur production et licencient.
5.
Chômage et pauvreté
Les revenus diminuent, donc la consommation baisse encore : la crise s’aggrave.
La crise boursière devient ainsi une crise économique et sociale : faillites, baisse de la production, chômage et pauvreté
se renforcent mutuellement.
2.
La Grande Dépression devient mondiale
• Les États-Unis sont au cœur des échanges et des investissements mondiaux.
Les banques et investisseurs américains
rapatrient leurs capitaux, notamment depuis l’Europe.
• Les banques et les entreprises font faillite ; le crédit se contracte et le commerce international s’effondre.
• Les pays qui exportent des matières premières sont durement touchés par la chute des prix et de la demande.
Repères du cours
Conséquences
États-Unis
Environ 13 millions de chômeurs en 1933 (près de 25 % de la population active) ; environ 9 000
banques font faillite entre 1930 et 1933 ; PIB divisé par deux entre 1929 et 1933.
Allemagne
Environ 6 millions de chômeurs en 1932 ; retrait des capitaux américains et faillites bancaires.
Commerce mondial
Chute très importante des échanges : le diaporama indique environ 60 à 65 % de baisse entre 1929 et
le début des années 1930.
Histoire • Terminale • Thème 1, chapitre 1
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Repères du cours
Conséquences
Amérique latine
Baisse du prix des matières premières ; le café brésilien perd 60 % de sa valeur entre 1929 et 1931 ;
économies très dépendantes des exportations.
Les conséquences sociales
• Chômage de masse : des millions de personnes perdent leur emploi.
• Paupérisation : appauvrissement continu et durable de la population.
• Aux États-Unis, des familles vivent dans des abris précaires, parfois dans des bidonvilles surnommés Hoovervilles.
Des agriculteurs migrent vers les villes ou vers d’autres régions ; des récoltes et des stocks alimentaires sont détruits
malgré la pauvreté.
Les conséquences politiques
• La crise fragilise les gouvernements et nourrit le mécontentement.
• Certains pays adoptent des mesures protectionnistes : ils taxent ou limitent les importations afin de protéger leurs
entreprises nationales.
• Des gouvernements dévaluent leur monnaie pour rendre leurs produits plus compétitifs à l’exportation.
• En Amérique latine, la crise favorise l’instabilité politique, des coups d’État et des politiques de repli nationaliste.
Au
Mexique, l’État renforce son rôle et le pétrole est nationalisé en 1938.
Histoire • Terminale • Thème 1, chapitre 1
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3.
Les réponses des États face à la crise
A.
Aux États-Unis : le New Deal (1933–1938)
Élu en 1932, Franklin Delano Roosevelt entre en fonction en mars 1933.
Il lance le New Deal (« nouvelle donne »),
une politique de redressement qui rompt avec le libéralisme traditionnel en donnant à l’État un rôle plus actif dans
l’économie.
Roosevelt veut secourir les plus pauvres, relancer l’activité et réformer durablement le système économique.
Le premier
New Deal commence par une série de mesures urgentes durant les « 100 premiers jours » ; un second ensemble de
mesures est développé de 1935 à 1938.
Objectif
Mesures et exemples du diaporama
Relief : secourir
Aides aux personnes en difficulté ; FERA : aide financière aux États ; CCC : travaux publics employant
des jeunes.
Recovery : relancer
Soutien aux prix agricoles par l’AAA ; intervention et coordination dans l’industrie, notamment par la
NRA.
Reform : réformer
Securities Act (1933) pour mieux encadrer la Bourse ; Glass-Steagall Act pour séparer banques de
dépôt et banques d’investissement ; Social Security Act (1935), qui pose les bases d’une protection
sociale.
Interventionnisme : intervention des pouvoirs publics dans la vie économique.
État-providence : État qui protège les
citoyens contre certains risques de la vie (maladie, accident, vieillesse, etc.).
Bilan : le New Deal aide à redresser l’économie et pose les bases de l’État-providence américain, mais il ne fait pas
disparaître le chômage : plus de 9 millions de personnes sont encore au chômage en 1939, soit environ 17 % de la
population active.
B.
En France : le Front populaire et les accords....
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