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lecture linéaire L’épisode du prince italien », Manon Lescaut, Abbé Prévost, parcours : « Personnages en marge, plaisirs romanesques »

Publié le 30/04/2026

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« Lecture linéaire 10: « L’épisode du prince italien », Manon Lescaut, Abbé Prévost, parcours : « Personnages en marge, plaisirs romanesques », - INTRODUCTION : Le célèbre roman Manon Lescaut du romancier, historien, journaliste, traducteur et homme d'Église français l’Abbé Prévost, est un récit qui met en scène une héroïne ambiguë, représentante de la remise en question des mœurs qui traverse le XVIIIe siècle. L’épisode du Prince italien se situe au début de la deuxième partie du roman : après avoir délivré Manon de l’Hôpital, DG vit une idylle amoureuse avec la « maîtresse de [s]on cœur ».

Toutefois, une nouvelle menace se profile : un Prince italien s’éprend de la jeune femme et suscite les soupçons de DG, jusqu’au jour où le noble étranger se présente à la porte de Manon.

Elle va donc à sa rencontre, en traînant DG par les cheveux. Nous allons-nous demander comment dans cet extrait le caractère perfide de Manon est mis en valeur, ainsi que son pouvoir sur les hommes. Afin de répondre à cette problématique, nous découperons le texte en 4 mouvements : le premier mouvement porte sur la description physique du Prince (« Je vis un homme … ouvrir la bouche ») ; le deuxième mouvement porte sur le discours de Manon (« Elle lui présenta … que je tiens »).

Le troisième mouvement se concentre sur la réaction de DG (« Pendant cette folle harangue … cette disposition »), et le dernier mouvement porte sur la réaction du Prince (« Mademoiselle … beau sexe »). ANALYSE Le texte s’ouvre sur la description du Prince italien, faite par DG.

Le narrateur insiste sur la présence physique du Prince, caractérisée par un ensemble adjectival positif : le Prince est « fort bien mis », il est élégant.

L’utilisation de la coordination à valeur oppositive MAIS nous aide à comprendre qu’à la caractérisation positive de l’aspect extérieur du Prince s’ajoutera un élément négatif.

C’est la « mauvaise mine » (adjectif), à savoir un visage peu agréable.

Le Prince est donc riche, élégant, mais il n’est pas beau.

Même si le Prince est mal à l’aise, il demeure courtois, comme la révérence qu’il fait à Manon le démontre : bien que moche, le Prince est gentil, bien élevé.

À sa courtoisie s’oppose l’insolence de Manon, qui lui coupe la parole.

On assiste ainsi à une première polarisation entre la gentillesse du Prince et l’impolitesse de Manon. Le deuxième mouvement porte sur les mots prononcés par Manon.

L’utilisation des impératifs (« Voyez… regardezvous bien… rendez-moi justice… apprenez-moi ») souligne la violence et la force du discours de la jeune femme, qui s’adresse au noble italien de manière impérieuse.

La structure à présentatif (« Voici l’homme que j’aime et que j’ai juré d’aimer » -> Voici : présentatif ; homme que j’aime et que j’ai juré d’aimer -> subordonnés relatives) marque la volonté de Manon de montrer clairement au.... »

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