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Lech Walesa

Publié le 02/12/2021

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 « Nous sommes des syndicalistes mais aussi des Polonais. «
 Symbole de la résistance au pouvoir communiste avec le syndicat Solidarnosc, catholique pratiquant, Lech Walesa est l'artisan de la démocratie en Pologne.
 D'un milieu catholique populaire, Lech Walesa est un homme de caractère. Cet ouvrier électricien ne se contente pas de participer aux grèves, il les organise. En 1970, son rôle est considérable lors des émeutes sanglantes de la Baltique. En 1980, alors chômeur, Lech Walesa profite d'un mécontentement des ouvriers sur les chantiers de Gdansk pour organiser une gigantesque grève. Catalyseur des foules et admirable négociateur, il parvient le 31 août 1980 à faire signer les accords de Gdansk. Ceux-ci entérinent le droit de grève et l'existence des syndicats. Quelques semaines après, le président en place, Edward Gierek est destitué. En un tour de main, Lech Walesa est devenu l'homme le plus populaire du pays.
 En 1981, Lech Walesa est élu président de Solidarnosc, c'est le premier syndicat d'un régime communiste. Mais le pouvoir communiste ne l'entend pas de cette oreille. Dès lors s'engage un rude combat entre Lech Walesa, soutenu par des milliers de militants, et le gouvernement. Le nouveau président, le général Jaruzelski, prend la direction d'une junte militaire et proclame l'état de guerre. Walesa est aussitôt arrêté et mis en résidence surveillée jusque en 1982. Solidarnosc, qui était entrée en clandestinité, n'a rien perdu de sa puissance et de sa légitimité. Ce mouvement qui repose sur une alliance des ouvriers et des intellectuels est toujours un formidable écho de l'opposition au pouvoir.
 En 1983, le pape Jean Paul II se rend en Pologne et soutient, à grand renfort de manifestations, son ami fervent catholique. Cette même année, Lech Walesa reçoit le prix Nobel de la paix : c'est là un formidable enjeu politique. Les puissances occidentales essayent par ce geste de faire chuter le régime communiste. Le pouvoir est comme pris au piège mais ne cède pas. Il faudra attendre le 9 décembre 1990 pour que Lech Walesa soit élu président de la République au suffrage universel. Il conduit son pays vers la démocratie mais se trouve confronté une réalité sévère. La Pologne n'est pas prête à passer brutalement d'une économie planifiée à une économie de marché. Il doit laisser la place à Aleksander Kwasniewski, un ancien communiste, lors des élections présidentielles de 1995.

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