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Le climat au Dryas récent

Publié le 22/05/2026

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« Exercice d'application — Le climat au Dryas récent SVT Terminale Spécialité — Exercice de type 2 Problématique : Caractériser le climat au Dryas récent et proposer une hypothèse permettant d'expliquer l'entrée dans cette période climatique. Introduction Depuis la dernière grande glaciation (glaciation de Würm), le climat terrestre a connu plusieurs variations.

Entre environ 12 800 et 11 500 ans BP (Before Present), une période appelée le Dryas récent se distingue par un refroidissement brutal et marqué, notamment dans les régions de l'Atlantique Nord.

À partir des cinq documents fournis — carotte de glace du Groenland, données sur les foraminifères, données palynologiques des Pyrénées, indicateurs isotopiques et données sur la circulation océanique — il est possible de caractériser précisément les conditions climatiques du Dryas récent, puis de proposer une explication mécanistique à son déclenchement. I.

Un refroidissement brutal et documenté : caractérisation du climat au Dryas récent A.

Des températures très basses enregistrées dans la glace du Groenland Le document 1 présente les variations du δ¹⁸O de la carotte de glace GISP2 (Groenland) en fonction du temps.

Le δ¹⁸O est un indicateur proxy de la température : plus il est élevé (moins négatif), plus le climat était chaud au moment de la formation de la glace (document de calibration).

Durant le Dryas récent (entre ~12 800 et ~11 500 ans BP), le δ¹⁸O chute brutalement vers des valeurs très négatives, proches de −40 ‰, comparables à celles observées pendant la glaciation de Würm.

Cela témoigne d'une baisse drastique des températures annuelles dans la région de l'Atlantique Nord, pouvant atteindre plusieurs dizaines de degrés par rapport à l'Holocène.

Ce refroidissement s'amorce de façon très rapide — en quelques décennies à peine à l'échelle géologique — et se termine tout aussi abruptement à ~11 500 ans BP, marquant l'entrée dans l'Holocène. B.

Un refroidissement des eaux de surface confirmé par les foraminifères L e document 2 porte sur l'abondance relative de deux morphotypes de Neogloboquadrina pachyderma (senestre et dextre) dans une carotte sédimentaire marine prélevée au large de la Norvège.

L'enroulement sénestre de ce foraminifère planctonique est caractéristique d'eaux de surface froides, tandis que l'enroulement dextre est associé à des eaux plus chaudes.

Durant le Dryas récent, la proportion de formes sénestres atteint quasiment 100 %, ce qui indique que les eaux de surface de l'Atlantique Nord étaient alors extrêmement froides.

À l'inverse, au cours de l'Holocène, les formes dextres redeviennent dominantes, signalant un réchauffement des eaux.

Ces données marines confirment ainsi les températures glaciales enregistrées dans la glace du Groenland et montrent que ce refroidissement affectait bien les eaux océaniques de surface de l'Atlantique Nord. C.

Une végétation de type toundra dans les Pyrénées : apport de la palynologie L e document 3 présente un diagramme pollinique issu d'une tourbière des Pyrénées Orientales (sondage B).

Durant le Dryas récent (correspondant à la période repérée entre les niveaux de profondeur ~400 et ~500 cm), les pollens de Poacées (graminées) et autres herbacées dominent très largement, tandis que les arbres thermophiles comme le Chêne, l'Orme ou le Noisetier sont quasi absents.

D'après le tableau des exigences climatiques (document 3b), les Poacées sont associées à des conditions particulièrement froides, formant des associations de type steppe/toundra.

Le Bouleau, présent en faible quantité, confirme un climat froid à tempéré humide.

Ces données continentales corroborent donc les données marines et glaciaires : le Dryas récent était une période froide, avec une végétation adaptée au froid, sans arbres thermophiles, même à des latitudes moyennes comme les Pyrénées. Bilan de la partie I : L'ensemble des trois types de données (glace, sédiments marins, pollens) converge vers une même conclusion : le Dryas récent est caractérisé par un refroidissement brutal et intense des températures, aussi bien atmosphériques que marines, s'étendant de l'Atlantique Nord jusqu'au sud-ouest de l'Europe. II.

Un ralentissement du mélange des masses d'eau : le rôle de la plongée des eaux de surface A.

La circulation thermohaline, moteur thermique de l'Europe Le document 4a décrit la circulation océanique globale actuelle.

Le Gulf Stream, courant chaud de surface, transporte de la chaleur depuis les zones tropicales vers les hautes latitudes de l'Atlantique Nord, maintenant les températures de l'Europe de l'Ouest relativement douces.

Près du Groenland, ces eaux de surface, devenues denses car refroidies et salées, plongent vers les profondeurs, formant le courant profond froid et très salé.

Ce phénomène constitue le moteur de la circulation thermohaline (ou AMOC : Atlantic Meridional Overturning Circulation).

Le document souligne explicitement : si la vitesse de plongée des eaux de surface diminue, le Gulf Stream ralentit, réduisant l'apport de chaleur vers l'Europe de l'Ouest. B.

Le décalage d'âge benthique-planctonique comme indicateur de la vitesse de plongée L e document 4b présente l'évolution du décalage d'âge benthique-planctonique mesuré dans une carotte sédimentaire de Mer de Norvège (sondage C).

Ce décalage est estimé grâce au carbone 14 (¹⁴C) : il mesure la différence d'âge entre les foraminifères benthiques (vivant au fond de l'océan) et les foraminifères planctoniques (vivant en surface).

Un faible décalage indique que les eaux se mélangent rapidement, donc que la plongée des eaux de surface est.... »

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