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Le «Bloc national»La «Chambre bleu horizon».

Publié le 17/05/2020

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« 1 / 2 Le «Bloc national>> La «Chambre bleu horizon>) Malgré deux remaniements ministériels, le cabinet Georges Clemenceau dure du 16 novembre 1917 au 20 janvier 1920.

L'ancien animateur du «Bloc des gau­ ches» se montre un bourgeois bon teint et l'ancien rédacteur de L'Homme enchaîné, un partisan convaincu de la censure.

Mais la France bouge.

Le traité de Ver­ sailles l'a laissée sur sa faim: pas d'an­ nexion de la Rhénanie, retrait de la garan­ tie anglo-américaine.

La guerre a créé une nouvelle classe de riches, nés de la spéculation, dont l'arrogance attise le mécontentement ouvrier.

Les grèves se multiplient: on en compte près de 2000 en 1919.

Malgré la journée de huit heures accor­ dée par Clemenceau, la propagande bol­ chevique marque des points parmi les travailleurs ...

et même les soldats (muti­ neries de la mer Noire).

C'est la crainte du communisme, tout autant que le mode de scrutin, qui explique la victoire du «Bloc national» aux élections de novembre-décembre 1919.

Cette «al­ liance démocratique», qui rassemble le centre et la droite, évolue rapidement vers le conservatisme et un patriotisme revanchard.

Avec deux tiers des sièges, elle constitue la «Chambre bleu horizon», où domi­ nent l'Action libérale (droite catholique) et la Fédération républicaine (modérés).

Bien vite, la brutalité et les sarcasmes du «Tigre» lui aliènent la sympathie des parlementaires.

En 1920, sa candidature à I'Eiysée se solde par un échec retentis­ sant.

1919-1924 Alexandre Millerand, qui succède à Cle­ menceau en janvier 1920, fait une dé­ monstration remarquable de volte-face politique.

Lui qui a passé pour l'un des socialistes les plus durs se fait, comme président du Conseil puis comme chef de l'Etat, le champion de l'Union sacrée.

L'internationaliste qu'il a été se mue en ultranationaliste et en partisan intransi­ geant du traité de Versailles.

Il s'est fait l'avocat des grévistes et des anarchistes; il devient le défenseur de la propriété privée.

L'ancien dreyfusard ne dissimule guère sa sympathie pour la Ligue des patriotes: «La guerre ...

a fait apparaître la vanité de beaucoup de querelles pas­ sées.

Les Français se sont rendu compte des titres d'un Paul Déroulède à leur admiration ...

» Au ministère Millerand succèdent cinq cabinets, les principaux étant ceux d'Aristide Briand, homme particulière­ ment lucide, et de Poincaré (1922- 1924).

Sous ce dernier, la politique étrangère de la France se fait de plus en plus intransigeante; mais l'occupation de la Ruhr va à l'échec; la politique d'alliances en Europe, lancée dès 1920, est un fiasco.

Le 11 mai 1924, le Bloc national est battu par le cartel des gau­ ches. 2 / 2. »

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