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La science doit-elle renoncer à connaître les causes intimes des phénomènes ?

Publié le 15/05/2020

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« Est-il vrai, comme l'affirme A.

Comte, que la science ait renoncé à connaître les causes intimes desphénomènes ? INTRODUCTION.

— Le fondateur et théoricien de l'école positiviste, Auguste COMTE, a formulé une thèse devenue célèbre sous le nom de « loi des trois étals », qui prétend expliquer l'évolution générale de la pensée dans l'humanitéentière et dans chaque individu :.— après l'explication des faits par l'action de volontés divines analogues à la nôtre (état théologique, période desprimitifs et des enfants);— après un appel fait à des propriétés de la nature qui ne paraissent être que des entités ou abstractions (étatmétaphysique ou recherche des couses),— vient l'explication scientifique proprement dite par des relations, ou lois : rapports quantitatifs entre les faits :c'est l'état positif dans lequel la pensée moderne est entrée spécialement depuis le XIXe siècle.C'est l'affirmation qui est ici proposée.

Reste à nous demander comment et dans quelle mesure il faut l'admettre. I.

— SCIENCE ET LOIS : ABANDON DE L'IDÉE DE CAUSE. Il est vrai que la science moderne a semblé renoncer à la recherche des causes supérieures pour s'orienteruniquement vers l'établissement de lois. A.

Cela paraît un fait :— physiciens et chimistes étudient quantitativement les phénomènes, sans trancher la question de la nature de lamatière;— biologistes envisagent les fonctions de nutrition et de relation, abstraction faite des discussions sur le principevital;— psychologues eux-mêmes établissent des .rapports entre faits de la vie mentale et prétendent constituer une «science sans âme ».En un mot, tout leur effort ne consiste qu'à déterminer entre phénomènes des uniformités de succession ou decoexistence. B.

Les raisons apportées à ce fait sont diverses :a) On invoque assez souvent les qualités des résultats scientifiques ainsi acquis :1° plus de précision, par les mesures quantitatives que permet cette conception;2° plus de certitude, car l'objet est plus à la portée de l'esprit humain3° plus de succès dans les applications scientifiques;4° parce que, dit-on, plus d'objectivité. b) Il faut y voir aussi, semble-t-il, l'influence de certaines écoles philosophiques, comme celle de KANT et lepositivisme de COMTE lui-même, pour lesquelles l'esprit humain ne peut atteindre que les phénomènes et accidents,sans remonter avec succès aux noumènes ou substances.c) Peut être aussi faudrait-il voir à l'origine de cette conception la nécessité d'une division du travail, qui, devantl'ampleur des matières, avait amené à séparer les diverses sciences et la philosophie, délimitant ainsi leurs domainesrespectifs : les premières se borneraient aux explications immédiates et détermineraient les rapports de successionconstante entre faits : les lois; — la seconde tenterait, avec plus ou moins de succès, d'atteindre les causessubstantielles ou métaphysiques, se réservant ainsi l'explication profonde et plus élevée.

Qu'y a-t-il d'acceptabledans une telle conception?. »

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