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La politique : L état et la justice

Publié le 23/06/2026

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« La politique : L état et la justice Introduction : L’état est une institution politique souveraine, qui détient, seule, le pouvoir de disposer d’elle-même ainsi que le monopole de la violence légitime, et organise la société au sein d’un territoire par l’ensemble des institutions de pouvoir.

Au contraire la société se définit comme une association ou agrégation d’individus définie par des intérêts communs et particuliers.

L’État en tant qu’institution de justice garantit les droits et obligations de chacun par un ensemble de règles et de lois qui permettent aux hommes de vivre ensemble.

Il faut remarquer, d’autre part, que l’État est une institution relativement récente qui n’existait pas dans l’antiquité grecque ou romaine.

En effet les cités d’Athènes ou de Rome firent l’économie d’un appareil d’Etat en confiant leur gestion à des stratèges à Athènes et à des consuls et sénateurs à Rome.

La société est donc organisée par les pouvoirs de l’État.

À partir de là se pose le problème de la souveraineté, c’est-à-dire de déterminer précisément qui détient l’autorité légitimite d’exercer le pouvoir sur les hommes, la Nation ? S’agit-il d’un monarque, d’oligarques, ou d’un ensemble de citoyens ? Ainsi compris l’État c’est surtout imposé à partir du XVIème siècle comme un ensemble d’institutions et d’administration possédant sur la société et ses membres un pouvoir suivre. Donc l’État moderne s’est posé et continue de poser à partir de la distinction avec la société.

L’État est censé faire prévaloir l’intérêt général ou du bien commun sur les intérêts particuliers des individus.

On retrouve ici le sens étymologique de république qui vient du latin res publica la chose publique, c’est-à-dire ce le bien commun qui à partir de l’ensemble des institutions est distribué sous la forme de droits, de la sécurité sociale, de l’éducation, la santé, la police et l’armée.

Ce, à partir d’un pouvoir législatif qui promulgue des lois, les interprète et les modifie, de les mettre en œuvre, pour l’exécutif, de juger et réprimer et châtié ceux qui les transgressent , le pouvoir judiciaire, et d’attaquer une force, une nation menaçante, le pouvoir militaire. Par conséquent, trop d’État ou pas assez ? Jusqu’où l’État doit-il se développer et s’étendre pour remplir sa fonction essentielle et spécifique à l’égard de la société ? Trop faible il ne pourrait s’acquitter de toutes ces missions, trop puissant il risque de faire disparaîtrel les libertés fondamentales des individus.

En terme de philosophie politique on aboutit à un dilemme, un dilemme moderne : État libéral ou État absolu ? Autrement dit liberté ou sécurité ? II La justice comme ordre politique idéal dans la république de Platon. A) « Mieux vaut subir l’injustice que de la commettre.

» citation du Gorgias de Platon.Le mythe de Gygès et du roi Candaule Platon - La République (II, 359-360) Les hommes prétendent que, par nature, il est bon de commettre l'injustice et mauvais de la souffrir, mais qu'il y a plus de mal à la souffrir que de bien à la commettre.

Aussi, lorsque mutuellement ils la commettent et la subissent, et qu'ils goûtent des deux états, ceux qui ne peuvent point éviter l'un ni choisir l'autre estiment utile de s'entendre pour ne plus commettre ni subir l'injustice.

De là prirent naissance les lois et les conventions, et l'on appela ce que prescrivait la loi légitime et juste.

Voilà l'origine et l'essence de la justice : elle tient le milieu entre le plus grand bien — commettre impunément l'injustice — et le plus grand mal — la subir quand on est incapable de se venger.

Entre ces deux extrêmes, la justice est aimée non comme un bien en soi, mais parce que l'impuissance de commettre l'injustice lui donne du prix.

En effet, celui qui peut pratiquer cette dernière ne s'entendra jamais avec personne pour s'abstenir de la commettre ou de la subir, car il serait fou. Telle est donc, Socrate, la nature de la justice et telle son origine, selon l'opinion commune. Maintenant, que ceux qui la pratiquent agissent par impuissance de commettre l'injustice, c'est ce que nous sentirons particulièrement bien si nous faisons la supposition suivante.

Donnons licence au juste et à l'injuste de faire ce qu'ils veulent ; suivons-les et regardons où, l'un et l'autre, les mène le désir.

Nous prendrons le juste en flagrant délit de poursuivre le même but que l'injuste, poussé par le besoin de l'emporter sur les autres : c'est ce que recherche toute nature comme un bien, mais que, par loi et par force, on ramène au respect de l'égalité.

La licence dont je parle serait surtout significative s'ils recevaient le pouvoir qu'eut jadis, dit-on, l'ancêtre de Gygès le Lydien.

Cet homme était berger au service du roi qui gouvernait alors la Lydie.

Un jour, au cours d'un violent orage accompagné d'un séisme, le sol se fendit et il se forma une ouverture béante près de l'endroit où il faisait paître son troupeau.

Plein d'étonnement, il y descendit, et, entre autres merveilles que la fable énumère, il vit un cheval d'airain creux, percé de petites portes ; s'étant penché vers l'intérieur, il y aperçut un cadavre de taille plus grande, semblait-il, que celle d'un homme, et qui avait à la main un anneau d'or, dont il s'empara ; puis il partit sans prendre autre chose.

Or, à l'assemblée habituelle des bergers qui se tenait chaque mois pour informer le roi de l'état de ses troupeaux, il se rendit portant au doigt cet anneau.

Ayant pris place au milieu des autres, il tourna par hasard le chaton de la bague vers l'intérieur de sa main ; aussitôt il devint invisible à ses voisins qui parlèrent de lui comme s'il était parti.

Etonné, il mania de nouveau la bague en tâtonnant, tourna le chaton en dehors et, ce faisant, redevint visible.

S'étant rendu compte de cela, il répéta l'expérience pour voir si l'anneau avait bien ce pouvoir ; le même prodige se reproduisit : en tournant le chaton en dedans il devenait invisible, en dehors visible.

Dès qu'il fut sûr de son fait, il fit en sorte d'être au nombre des messagers qui se rendaient auprès du roi.

Arrivé au palais, il séduisit la reine, complota avec elle la mort du roi, le tua, et obtint ainsi le pouvoir.

Si donc il existait deux anneaux de cette sorte, et que le juste reçût l'un, l'injuste l'autre, aucun, pense-t-on, ne serait de nature assez adamantine pour persévérer dans la justice et pour avoir le courage de ne pas toucher au bien d'autrui, alors qu'il pourrait prendre sans crainte ce qu'il voudrait sur l'agora, s'introduire dans les maisons pour s'unir à qui lui plairait, tuer les uns, briser les fers des autres et faire tout à son gré, devenu l'égal d'un dieu parmi les hommes.

En agissant ainsi, rien ne le distinguerait du méchant : ils tendraient tous les deux vers le même but.

Et l'on citerait cela comme une grande preuve que personne n'est juste volontairement, mais par contrainte, la justice n'étant pas un bien individuel, puisque celui qui se croit capable de commettre l'injustice la commet.

Tout homme, en effet, pense que l'injustice est individuellement plus profitable que la justice, et le pense avec raison d'après le partisan de cette doctrine.

Car si quelqu'un recevait cette licence dont j'ai parlé, et ne consentait jamais à commettre l'injustice, ni à toucher au bien d'autrui, il paraîtrait le plus malheureux des hommes, et le plus insensé, à ceux qui auraient connaissance de sa conduite ; se trouvant mutuellement en présence ils le loueraient, mais pour se tromper les uns les autres, et à cause de leur crainte d'être eux-mêmes victimes de l'injustice.

Voilà ce que j'avais à dire sur ce point. —Présentation de la République de Platon : Rousseau a raison lorsqu’il énonce dans l’émile ou de l’éducation que le véritable objet de La République n’est pas la politique, mais l’enseignement de la vérité et l’itinéraire qui y conduit par étapes.

Il est possible alors de mieux comprendre le « plan » de l’ouvrage : —Introduction.

Livre I : Dialogue Socrate-Thrasymaque.

Evacuer la violence politique pour faire apparaître la question philosophique de l’essence de la cité : qu’est-ce que la justice ? Livre II : la cité de la nature, née du besoin.

Puis, se pose le problème d’une cité non déterminée par le besoin naturel, mais fondée sur l’idée de justice. Livre III : l’Education des gardiens de la cité.

Musique. Gymnastique.

Le mode de vie des gardiens. Livre IV : l’Harmonie de la cité bien gouvernée.

Les trois classes (artisan, guerrier, philosophe). Livre V : La guerre.

Le gouvernement des philosophes. Livre VI : l’éducation du philosophe-roi.

Le progrès de la connaissance. Livre VII : L’Education platonicienne et la hiérarchie des sciences. Ces deux derniers livres, VI et VII, sont le cœur de l’ouvrage et traitent du fondement philosophique de la réflexion platonicienne. Livre VIII et livre IX.

Les formes dégénérées de la cité : Timocratie (gouvernement de l’honneur) ; Oligarchie (gouvernement de quelques-uns) ; Démocratie (gouvernement de tous); Tyrannie (gouvernement.... »

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