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Japon (1980-1981): Nouvelle puissance

Publié le 18/09/2020

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« Japon (1980-1981): Nouvelle puissance 1980 aura été une année fertile en surprises pour les Japonais - on n'en attendait pas moins d'une Année du Singe selon le calendrier bouddhique.

Le 16 mai, le gouvernement du Premier ministre Ohira était renversé par le vote d'une motion de censure déposée à la Diète par le Parti socialiste.

C'était la première fois, en 27 ans d'hégémonie politique du Parti libéral-démocrate (PLD, conservateur), qu'un tel événement se produisait.

La chute du cabinet Ohira était la conséquence de l'aggravation des luttes de factions au sein du parti au pouvoir.

Le désarroi des conservateurs fut aggravé par un second coup de théâtre: la mort subite, à une semaine des élections, de son leader, Ohira. S'ajoutant aux divisions de l'opposition, cette disparition dramatique eut pourtant pour effet de provoquer une victoire électorale spectaculaire du PLD, qui acquit, le 22 juin, une confortable majorité à la Diète.

Or, depuis plusieurs années, et particulièrement lors des élections d'octobre 1979, le parti au pouvoir avait constamment perdu du terrain: il payait l'usure d'un quart de siècle au pouvoir, mais aussi des dissensions internes et la multiplication des scandales politico-financiers dans lesquels certains de ses principaux dirigeants ont été impliqués. La victoire électorale du PLD fut suivie d'une nouvelle surprise de taille: un inconnu, Zenko Suzuki, était en effet porté à la succession d'Ohira (à la tête du parti et du gouvernement) par-dessus les "barons" et les jeunes loups qui se disputaient l'héritage.

Le choix de celui que les Japonais appelaient Zenko Qui? résultait en fait d'un savant compromis entre les principales factions du PLD, chacune préservant ses chances d'imposer son candidat à la direction, à l'occasion des élections prévues pour 1983.

Le nouveau Premier ministre choisit d'ailleurs de former un "cabinet d'harmonie" à partir de savants dosages de représentants des principales factions du PLD.

Dès la fin de l'année, il était clair pour chacun que Suzuki n'était destiné qu'à assurer l'intérim du pouvoir, et tous les observateurs suivaient le renforcement spectaculaire de la faction de l'ex-Premier ministre Tanaka.

Ce dernier, dont on attendait toujours à la mi-1981 le procès (pour son rôle dans le scandale des pots-de-vin versés par la firme américaine Lockheed), faisait alors plus que jamais figure de "parrain" du PLD, bien qu'il ait été officiellement exclu du parti.

Au terme de ces rebondissements, le monopole libéral-démocrate sur le pouvoir apparaissait renforcé, et le régime des factions plus vivant que jamais. La conquête des marchés étrangers Le triomphe du PLD reflète sans doute la volonté de l'électorat japonais de jouer la carte de la stabilité intérieure dans une conjoncture économique et internationale difficile.

La puissance de l'économie nippone s'est certes encore renforcée en 1980, avec une croissance du PNB de 4,8%, une inflation maintenue en dessous de 8% et, surtout, un grand bond en avant des exportations: plus de 21%.

Mais ce dernier succès a entraîné tout au long de l'année une montée des critiques et des menaces de la part des principaux partenaires économiques du Japon.

Dès février 1980, les États-Unis se plaignaient de l'invasion des voitures japonaises, qui ont conquis 27% du marché américain, entraînant un déficit sans précédent de la balance commerciale entre les deux pays (9. »

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