Italie (1994-1995): Nouvelles mutations politiques
Publié le 17/09/2020
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Italie 1994-1995: Nouvelles mutations politiques
En 1994-1995, l'instabilité politique est demeurée la caractéristique dominante
de la IIe République italienne, venant parfois à ressembler à la I, marquée par
l'hégémonie de la Démocratie chrétienne de la fin de la Seconde Guerre mondiale
à 1993.
L'effondrement des partis traditionnels, rayés du paysage politique par
les enquêtes judiciaires portant sur les affaires politico-financières, et
l'introduction du scrutin majoritaire n'ont pas suffi à faire de l'Italie un
pays "comme les autres".
La faillite politique de l'expérience du gouvernement
Berlusconi, qui n'aura même pas duré un an, marquée par la rupture entre le
président du Conseil et le leader de la Ligue Nord, Umberto Bossi, a mené à la
mise en place, à la mi-janvier 1995, d'un gouvernement de techniciens, tous non
parlementaires, conduit par l'ancien directeur général de la Banque d'Italie et
ancien ministre du Trésor, Lamberto Dini.
Ainsi le président de la République,
Oscar Luigi Scarfaro, a-t-il dû une nouvelle fois faire appel à un grand commis
de l'État, comme cela avait été le cas le 26 avril 1993, quand le gouverneur de
la Banque centrale, Carlo Azeglio Ciampi, avait été appelé au Palais Chigi
(siège de la présidence du Conseil), après l'effondrement de l'ancien "régime".
Une fois réglés les problèmes plus urgents, L.
Dini devrait quitter le pouvoir
pour permettre la dissolution du Parlement et la tenue de nouvelles élections
législatives anticipées à l'automne 1995 ou, au plus tard, au printemps 1996.
Avènement et chute de Berlusconi
L'année 1994 a été marquée par l'ascension et la chute du président du Conseil
Silvio Berlusconi.
Arrivé au pouvoir après les législatives du 27 mars 1994, le
patron du groupe Fininvest n'a pas réussi son pari, l'entrepreneur n'a pas su
endosser les responsabilités de l'homme d'État.
Propriétaire de trois chaînes de
télévision et du troisième groupe industriel du pays, S.
Berlusconi a été
incapable de mettre un terme au conflit d'intérêts né de son accession au
pouvoir.
Les accusations de la magistrature à l'encontre du patron de Fininvest
et de son frère Paolo, soupçonnés d'avoir versé des pots-de-vin et d'avoir
constitué des caisses noires, ont terni l'image du président du Conseil.
Après
avoir soulevé une véritable tempête avec la reprise en main de la RAI, la
télévision d'État (nomination de nouveaux administrateurs et de nouveaux
responsables des journaux télévisés), il n'a jamais réussi à sortir d'un certain
amateurisme.
Son gouvernement n'a pas fait preuve de l'envergure requise pour
affronter les nombreux problèmes du pays, affligé par une dette publique
considérable, un chômage croissant, un système fiscal déliquescent.
Profondément
divisé entre ses différentes composantes - il réunissait, entre autres, les
trois principaux mouvements de la majorité (Forza Italia, la formation du
président du Conseil; Ligue Nord et Alliance nationale/MSI, Mouvement social
italien, néo-fasciste) -, le gouvernement Berlusconi a dû faire face à la
méfiance des principaux partenaires européens, peu enclins à nouer des rapports
chaleureux avec un exécutif guidé par un magnat des médias et marqué par la
présence des héritiers du fascisme.
Après l'approbation d'une loi de finances sévère - qui a dû être corrigée par L.
Dini au moyen d'un collectif budgétaire -, S.
Berlusconi a été contraint de
démissionner.
U.
Bossi, le bouillant chef de la Ligue Nord qui, pendant les six.
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