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Inde 2005-2006 De la difficulté de gouverner en coalition

Publié le 16/09/2020

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« Inde 2005-2006 De la difficulté de gouverner en coalition La scène politique intérieure indienne a été marquée, tout au long de l'année 2005, par l'intensification des tensions touchant les deux principaux partis, le parti du Congrès-I (à la tête de la coalition gouvernant au Centre) et le Bharatiya Janata Party (BJP, « Parti du peuple indien », d'idéologie nationaliste hindoue).

Le Congrès, un an après sa victoire aux élections anticipées de mai 2004, à la tête de la United Progressive Alliance (UPA, « Alliance progressive unie », composée de 17 partis), a été exposé à de nombreuses turbulences, marquant une crise de crédibilité.

Arrivé au pouvoir pour partie en réaction au programme libéral du BJP et des partis qui formaient la coalition que ce dernier dirigeait, la National Democratic Alliance (NDA, « Alliance démocratique nationale »), le Congrès a paru avoir déçu cette partie de son électorat en ne s'engageant pas rapidement sur la voie de réformes de gauche.

Par ailleurs, des tensions se sont manifestées avec certains de ses partenaires de pouvoir dans certains États.

Ainsi en est-il allé en Uttar Pradesh avec le Samajwadi Party (SP, « Parti socialiste », reposant sur une entente entre les basses castes et des musulmans), sur fond de détérioration de la sécurité.

En Andhra Pradesh, l'un des partis régionaux, représentés au Centre par le ministre du Travail, a menacé, début 2006, de quitter la coalition si le Congrès ne tenait pas la promesse faite, lors de la campagne électorale de 2004, de créer un nouvel État, le Telengana, par une division de l'Andhra Pradesh.

Au Bihar, le Rashtriya Janata Dal (RJD, « Parti national du peuple »), allié du Congrès au Centre et, depuis quinze ans, à la tête de cet État (dirigé par Laloo Prasad Yadav), a perdu les élections organisées en novembre 2005, au profit de la NDA, menée par le parti régional Janata Party-United (JD-U, « Parti du peuple-uni »). Fortes turbulences au sein des partis Outre ces difficultés, liées à la première expérience de pouvoir en coalition pour un parti jusque-là habitué à gouverner seul, le Congrès a dû faire face à la démission de deux de ses ministres au Centre, le ministre des Indiens non résidents Jagdish Tyler, en août 2005, et le ministre des Affaires étrangères K. Natwar Singh, en décembre 2005.

Représentants de l'ancienne classe politique congressiste (nés avant l'indépendance et anciens ministres d'Indira Gandhi), les deux hommes ont fait l'objet d'accusations ciblées, le premier de la part de la commission Volcker des Nations unies, enquêtant sur l'affaire « pétrole contre nourriture » en Irak, le second pour son implication supposée dans les émeutes qui avaient frappé la communauté sikhe en 1984 à New Delhi, après l'assassinat d'Indira Gandhi par son garde du corps (sikh). Dans l'opposition depuis 2004, le BJP n'a pas été épargné par les troubles internes, opposant partisans de la ligne nationaliste hindoue dure, l'Hindutva, qui l'avait mené au pouvoir sur fond d'émeutes antimusulmanes en 2001, et défenseurs d'un assouplissement de cette position.

Lors d'une visite au Pakistan, en juin 2005, le président du BJP, ancien ministre de l'Intérieur de. »

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