Databac

« Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de mon doigt. » David Hume, Traité de la nature humaine

Publié le 16/05/2020

Extrait du document

Ci-dessous un extrait traitant le sujet : « Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de mon doigt. » David Hume, Traité de la nature humaine Ce document contient 297 mots soit 1 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Citation.

« « Il n'est pas contraire à la raison de préférer la destruction du monde à une égratignure de mon doigt.

» DavidHume, Traité de la nature humaine Provocation adolescente? Cynisme douteux? Cela ne s'accorde pourtant pas avec la démarche scientifique de DavidHume, philosophe d'une grande rigueur intellectuelle. Comment contester que nos actes et nos jugements de valeur sont fondés sur des passions plus que sur des raisonnements ?C'est un fait : nous aimons, détestons, avons des préférences.

Et notre raison n'exerce guère d'emprise sur celles-ci.

Nos désirs etnos aversions expriment ce que nous sommes ; ils ne se démontrent ni ne se réfutent.

Tenter de prouver qu'une préférence estvraie ou fausse relèverait d'une confusion profonde entre nos idées rationnelles et nos affects.

Dans le monde des faits, pas plusque dans l'univers des idées, nous ne pouvons juger en termes de bien ou de mal.

En toute rigueur, il n'est donc pas contraire à laraison de préférer la destruction du monde à une blessure dérisoire ! Loin de justifier l'indifférence au monde, Hume rappelle ici que ce sont les passions et non l'intellect froid qui nous font agir.

Maisà quoi sert la raison, dans ce cas? À évaluer le meilleur moyen d'atteindre nos objectifs.

C'est déjà beaucoup.

Il est bien possiblequ'un désir soit déraisonnable, reconnaît Hume, si nous désirons quelque chose qui n'existe pas.

Seulement, dans ce cas, ce n'estpas l'expression de notre désir qui sera incorrecte, mais plutôt le jugement qui l'accompagne...

en estimant que cette chose existe. Que serait un homme dépourvu de passions ? Un sage empreint de calme et de raison, ou bien un être vide et apathique ?Méditons a ce sujet le mot de Diderot : « La raison sans les passions serait presque un roi sans sujets.

». »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles