Haïti (1992-1993)
Publié le 15/09/2020
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Haïti 1992-1993
La nomination de Marc Bazin au poste de Premier ministre, après un accord
tripartite entre l'armée, le gouvernement et certains leaders politiques a été
ratifiée par le Sénat le 4 juin 1992 par 12 voix contre 1 et par le Parlement
par 44 votes contre 4, mais elle a été boycottée par les députés du FNCD (Front
national pour le changement et la démocratie).
Condamné par la communauté
internationale, le nouveau gouvernement n'a pas été reconnu par le président
Jean-Bertrand Aristide - écarté par un coup d'État en septembre 1991 et réfugié
à l'étranger - et s'est fait condamner par la communauté internationale.
La
constitution du Conseil électoral permanent pour les élections partielles
sénatoriales (un tiers) entachée d'irrégularités, a été maintenue pour qu'ait
lieu le scrutin du 19 janvier 1993.
Quinze partis ont refusé d'y participer mais
les résultats obtenus ont donné aux partis gouvernementaux (MIDH-Mouvement pour
l'instauration de la démocratie en Haïti; PANPRA-Parti nationaliste progressiste
révolutionnaire, MNP 28) une majorité des deux tiers, permettant la destitution
du président Aristide.
Le 29 janvier 1993 a vu la scission du Sénat avec le
départ de treize élus pro-Aristide qui ont nommé leur propre président de
chambre.
Dans l'ensemble du pays, la répression contre certains leaders
politiques (Konakom - Congrès des mouvements démocratiques, FNCD) et des membres
du clergé s'est accrue.
Fin juin 1992, le président Aristide, à la suite de fortes pressions, s'est
déclaré prêt au dialogue et à un retour en Haïti sous l'égide de l'OFA
(Organisation des États américains).
Il a reçu le soutien des pays de la Caraïbe
anglophone et de la Caricom (Marché commun des Caraïbes).
Dans un discours, il a
dénoncé, le 30 juin, la reconnaissance du gouvernement de fait par le Vatican.
Une commission présidentielle de dix membres a été créée, avec à sa tête, le
père Adrien pour négocier avec les autorités en place à Port-au-Prince.
Le 1er
septembre, une première rencontre a lieu entre les deux parties à Washington,
sans résultats.
Au lendemain de l'élection de Bill Clinton à la présidence des
États-Unis, J.-B.
Aristide a consenti à la nomination d'un Premier ministre
agréé par l'opposition, à la formation d'un gouvernement de coalition et à une
amnistie pour les militaires sauf pour le général Raoul Cedras, instigateur du
coup d'État de 1991, ce qui a entraîné un blocage de l'armée et l'échec des
négociations.
De son côté, l'OEA a multiplié les actions: envoi d'une mission en Haïti
(septembre 1992) malgré l'opposition de certains secteurs politiques et la
mauvaise volonté des autorités, demandes auprès de l'ONU d'un soutien et du
renforcement de l'embargo (novembre 1992).
Les Nations unies ont condamné le
régime haïtien et insisté pour un retour à l'ordre constitutionnel.
L'un de ses
représentants, Dante Caputo, s'est rendu à plusieurs reprises en Haïti et grâce
aussi à la pression de Washington, a fini par faire accepter, le 9 février 1993,
la présence d'observateurs (200) pour aider au rétablissement de la démocratie.
Le président Clinton est intervenu auprès des deux parties, appelant à des
concessions pour que la crise trouve solution.
Mais sa décision de stopper le
flux des boat-people haïtiens par un blocus naval et aérien - et de maintenir
l'ordre du gouvernement Bush de refouler tout réfugié - a entraîné les critiques
du président Aristide.
Washington a accordé 10 millions de dollars à la mission
d'observation et a promis, étalé sur cinq ans, un apport d'1 milliard de dollars
pour le redressement de l'économie de l'île..
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