Géographie détroit de malacca
Publié le 05/01/2026
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«
Terminale générale : 2020-2021.
Géographie :«Les territoires dans la
mondialisation:entre intégrations et rivalités»
Chapitre 1 : La mer et la mondialisation.
Leçon 3 : La France et la mer.
Etude de cas : Les Antilles françaises : les problématiques maritimes de l’Outre-mer français.
Les Antilles et la
métropole : deux
paradigmes
géographiques.
Les Antilles françaises dans la Caraibes : une logique archipelagique à l’interface des deux amériques.
Les ressources maritimes de la Guadeloupe et de la Martinique
Avec 31 communes sur 32 disposant d’une façade maritime, la Guadeloupe est le
département d’outre-mer (DOM) qui bénéficie du plus grand linéaire côtier (plus
de 620 km).
L’économie de la mer s’impose de ce fait naturellement à l’archipel
qui se situe au cœur d’une zone économique exclusive (ZEE) élargie depuis
20151.
Le tourisme maritime y est particulièrement présent et se positionne
comme un facteur de croissance important.
Les installations performantes du
Grand Port favorisent ainsi le développement du transport maritime et des
activités portuaires, supplantant le secteur traditionnel de la pêche qui apparaît
sous-valorisé.
Ces activités marchandes constituent aujourd’hui le socle de
l’économie maritime de l’archipel et recèlent de forts potentiels [...].
S’agissant
de l’espace maritime martiniquais, celui-ci est, depuis toujours, exploité pour ses
ressources naturelles, principalement la pêche ; mais, depuis une dizaine
d’années, face à un durcissement de la réglementation et une réduction des
aides accordées aux pêcheurs, la production de pêche a considérablement
diminué et l’aquaculture n’a pas pris le relais.
L’espace maritime est en outre
utilisé, via les ports, pour le développement des échanges commerciaux.
[...]
Enfin, la Martinique bénéficie de conditions environnementales et d’une
biodiversité qui doivent encore être valorisées afin de permettre le
développement d’activités innovantes.
Institut d’émission des départements d’outre-mer (IEDOM), Notes expresses n°
431et n° 496, janvier 2017 et mars 2018.
https://www.youtube.com/watch?v=TmQq0U986_E
Port Jarry en Guadeloupe.
Limites et opportunités de développement des ports antillais
Si la Guadeloupe et la Martinique sont respectivement classées 48e et 55e parmi
les 80 ports de la zone Amérique latine-Caraïbe en termes de trafic conteneurs,
les deux départements affichent leurs ambitions de devenir le hub de
transbordement dans la région.
Toutefois, même avec un renforcement de la
compétitivité des infrastructures, et en dépit de leur positionnement stratégique,
les ports antillais peuvent souffrir d’une situation économique et sociale fragile.
En effet, d’autres ports [dans les Caraïbes] sont déjà bien positionnés dans le
secteur du transbordement international et bénéficient de charges sociales et
salariales faibles, d’une fiscalité plus attrayante et de normes environnementales
moins contraignantes.
Mais si la Caraïbe Nord et Ouest concentre quelques
plateformes orientées vers les flux à destination des États-Unis (République
dominicaine, Jamaïque et Bahamas), il n’existe pas de plateforme dans la
Caraïbe Sud capable d’accueillir et de redistribuer ces flux.
Or, la Guadeloupe et
la Martinique bénéficient d’une position géographique qui les place au centre
d’une zone d’échanges active (trafic trans-Amérique, transatlantique, et AsieEurope).
D’après L’Économie bleue dans l’Outre-mer, IEDOM, 2018.
Les logiques de sécurité territoriale et de coopération dans l’espace des Antilles françaises.
Coopération et enjeux environnementaux
Participant activement aux différents processus de coopération régionale, la
France est représentée tant auprès de l’Organisation des États de la Caraïbe
orientale (OECO) et de la communauté des Caraïbes (CARICOM), qu’auprès de
l’Association des États de la Caraïbe (AEC) [...].
Face au risque de catastrophes
naturelles (ouragans, séismes, tsunamis, éruptions volcaniques) auquel sont
confrontées les Caraïbes, la France privilégie une logique de prévention.
Elle
pilote notamment l’initiative CREWS (Climate Risk Early Warning Systems), en
lien avec trois partenaires européens et l’Australie.
Cette initiative vise à
renforcer les systèmes d’alerte précoce face aux événements extrêmes, en
prenant appui sur les services météorologiques et de protection civile.
Plus
largement, la coopération française participe à la protection des écosystèmes.
La
France est notamment signataire de la convention de Carthagène pour la
protection et la mise en valeur du milieu marin dans la région des Caraïbes.
Elle
a également signé avec la République dominicaine, en marge du sommet One
planet, un accord de coopération entre Agoa, le sanctuaire pour mammifères
marins des Antilles françaises et le sanctuaire pour les mammifères marins de la
République dominicaine.
Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères [en ligne], 27 avril 2018.
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Proposition de synthèse graphique : Les Antilles dans la puissance maritime
française
Les Antilles sont des îles tropicales qui s’étendent du golfe du Mexique (Cuba)
jusqu’au large des côtes du Venezuela (Curaçao, Aruba), entre la mer des
Caraïbes et l’océan Atlantique.
Deux régions et départements d’outre-mer
(DROM) – la Guadeloupe et la Martinique – et deux collectivités d’outre-mer
(COM) – Saint-Martin et Saint-Barthélemy – assurent à la France une présence
stratégique dans l’espace maritime caribéen.
Les Antilles françaises disposent
ainsi d’une ZEE de 133 582 km2 riche de ressources dont la surveillance est
assurée par quatre bases militaires des Forces armées aux Antilles (FAA).
La
France est également membre de l’Organisation des États de la Caraïbe orientale
(OECO), et de l’Association des États de la Caraïbe (AEC).
Les territoires ultramarins antillais placent la France au cœur d’un vaste espace
d’échanges commerciaux maritimes.
Empruntant des passages stratégiques
entre les principales îles, de nombreuses voies maritimes convergent vers le
canal de Panamá.
De grands ports à conteneurs polarisent les échanges de la
mer des Caraïbes : Colón (Panama), Puerto Limón (Costa Rica), Kingston
(Jamaïque), La Havane (Cuba), Caucedo (République dominicaine), Puerto
Cabello (Port of Spain au Venezuela).
Les ports français de Point-à-Pitre-Jarry
(Guadeloupe) et Fort-deFrance (Martinique) affichent un manque d’attractivité et
de compétitivité dans cette concurrence portuaire régionale, mais se
modernisent.
La puissance maritime de la France aux Antilles doit faire face à de nombreux
enjeux.
Les zones d’insécurité, comme au Nicaragua, en Colombie ou au
Venezuela, fragilisent le contexte géopolitique régional.
Au large de ces deux
derniers pays, la Marine nationale française lutte contre les activités de piraterie
et les flux illicites du trafic de drogue.
La France est également engagée dans la
préservation de l’environnement avec le parc naturel national de Guadeloupe, le
parc naturel marin de Martinique, ou le sanctuaire marin....
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