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Frédéric Schleiermacher (1768-1834)

Publié le 23/05/2020

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Ci-dessous un extrait traitant le sujet : Frédéric Schleiermacher (1768-1834) Théologien du romantisme, il faisait du sentiment la base de la religion. Ce document contient 28 mots soit 0 pages. Pour le télécharger en entier, envoyez-nous un de vos documents grâce à notre système gratuit d’échange de ressources numériques. Cette aide totalement rédigée en format pdf sera utile aux lycéens ou étudiants ayant un devoir à réaliser ou une leçon à approfondir en Culture générale.


SCHLEIERMACHER Friedrich Daniel Ernst. Théologien romantique allemand. Né à Breslau (Silésie) le 21 novembre 1768, mort à Berlin le 12 février 1834. Fils et petit-fils de pasteurs, il entra en 1785 au séminaire des frères moraves de Barby. Sa sensibilité ardente fut blessée par la discipline de l’établissement mais le rationalisme que Schleiermarcher trouva ensuite à l’Université de Halle, où il étudia de 1787 à 1789, lui fut plus insupportable encore. Le jeune théologien traversa alors une crise religieuse au terme de laquelle il prit le parti de rejeter tous les dogmes, tenant pour perverse toute intrusion de la raison dans le domaine de la foi. Sa culture sacrée et profane n’en était pas moins vaste et solide et, bien qu’il ne cachât point dès cette époque qu’il se moquait « des subtilités théologiques », il fut reçu à l’examen théologique de fin d’études qu’il passa à Berlin en 1790, et fut consacré pasteur. Après avoir occupé pendant quelque temps un emploi de précepteur dans la famille Dohna, il fut nomme prédicateur adjoint à Lansberg-sur-la-Warthe (1794), puis aumônier de l’hôpital de la Charité à Berlin (1796). C’est dans la capitale prussienne qu’il allait se révéler par ses Discours sur la religion (1799), dont les thèses suscitèrent de vives controverses auxquelles Schleiermacher répondit un an plus tard dans ses Monologues (1800). Il était d’autre part entré en relations avec les cercles romantiques dans lesquels il avait été introduit par Henriette Herz et par les frères Schlegel; c’est sa vive amitié pour Friedrich von Schlegel qui lui inspira ses Lettres confidentielles sur la « Lucinde » de Friedrich Schlegel (1800). En collaboration avec Schlegel, Schleiermacher entreprit une traduction des œuvres de Platon, qu’il continua seul (cinq volumes, 1804-1810) et dont l’introduction eut une grande importance philosophique. De cette époque date également la Critique de l’éthique précédente (1803). Prédicateur de la cour de Prusse à Stolpe en 1802, Schleiermacher fut nommé l’année suivante « professeur extraordinaire » de théologie a l’université de Halle, où son enseignement passionné et parlant au cœur obtint une grande audience; mais l’université dut interrompre ses cours après le désastre, d'Iéna, et Schleiermacher retourna à Berlin. Devenu prédicateur de la Trinitatskirche, il seconda activement l’œuvre de réforme intellectuelle et morale de Steim et de Humboldt, et participa à la fondation de la nouvelle université dont il fut, en 1810, le premier professeur de théologie. Élu membre de l’Académie des sciences de Prusse en 1811, Schleiermacher ne cessa de prêcher et d’enseigner jusqu’à sa mort, maintenant son influence spirituelle grâce aux importants ouvrages qu'il composa ou mit au point dans la dernière période de sa vie, tels que La Foi chrétienne, selon les principes de l'Eglise évangélique (1821-1822), la Dialectique (1836), Ethique philosophique (1836) et les Leçons d’esthétique (1842). Un a également publié sa Correspondance [Aus Schleiermachers Leben, in Briefen, quatre volumes, Berlin, 1860-1863]. Sa pensée est une des formes extrêmes de la tendance irrationaliste inséparable de la tradition luthérienne; mais, chez Schleiermacher, l’irrationalisme n’est cependant en rien un héritage d’école; ce fut plutôt dès la jeunesse du théologien, l’expression spontanée d’une nature mystique et tendre, mais indépendante et curieusement impuissante à traduire dans des mots une vie émotive trop intense. Avant même l’âge de vingt ans, Schleiermacher, sans éclats extérieurs, sans crise pathétique, avait accompli la réforme spirituelle qu'il ne cessa plus de développer dans toute son œuvre et qui consiste en une libération radicale du sentiment religieux. Entre la religion et la raison, il existe selon lui une incompatibilité absolue ! la raison domine la vie pratique, l’ordre du fini; la religion, au contraire, s’épanouit dans l’infini, elle est le pur royaume au cœur dégagé de toute perspective terrestre. Elle est « simplement sens et goût de l’infini », c’est-à-dire une sorte de contemplation indéfinie et indéfiniment identique, une plongée dans un sentiment absolu de l’existence qui serait le vrai fond de la personnalité et d’ailleurs antérieur à toute vie personnelle. Expérience inexprimable de l’universel et de l’indéterminé, la religion, pour Schleiermacher, est encore « une musique intérieure qui accompagne l’homme dans toutes les manifestations de sa vie ». Dans ces conditions quel rôle sera-t-il laissé aux Églises ? Aucun. Pour le prédicateur de la Trinitatskirche, elles sont inutiles et même néfastes, puisqu’elles prétendent exprimer Dieu dans des tonnes humaines. Même la morale doit être rejetée; il ne peut y avoir, comme l’avait cru Kant, un Devoir s’imposant universellement; chaque homme doit s’abandonner à l’impératif de sa propre conscience. Schleiermacher est ainsi invinciblement conduit à un anarchisme religieux total, qui ruine l’édifice des religions positives aussi radicalement que, d’un point de vue tout inverse, le faisait Hegel à la même époque en absorbant la religion dans la philosophie. Après Schleiermacher, théologien extrême du romantisme, le terrain était prêt pour la critique radicale de Strauss et de Feuerbach.

♦ L’influence des idées de Schleiermacher a été immense. On peut dire, sans exagération, que son nom domine entièrement la théologie protestante du XIXe siècle et que le XXe siècle demeure sous le même influx. » L. Cristiani. ♦ « Le nom de Schleiermacher appartient au faîte de l’édifice de l’histoire de la théologie moderne et restera unique à cette place pour tous les temps à venir. » Karl Barth.

« Frédéric Schleiermacher 1768-1834 Théologien du romantisme, il faisait du sentiment la base de la religion.

Son recueil Discours sur la religion , est un des classiques du protestantisme libéral.. »

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