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Explication linéaire Manon Lescault : rencontre Manon et des Grieux

Publié le 21/04/2026

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« Explication linéaire 5 : rencontre entre Manon et Des Grieux « Elle me parut si charmante que moi, qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes, je me trouvai enflammé tout d’un coup jusqu’au transport.

» Introduction L’extrait que je vais vous présenter est tiré de Manon Lescaut, roman publié en 1731 par l’Abbé Prévost. Ce texte s’inscrit dans le courant du roman-mémoires, où le narrateur confesse ses erreurs et met en lumière les évènements marquants de sa vie. Manon Lescaut est un roman célèbre pour son originalité de la mise en avant de personnages caractérisés comme étant en marge et dont la passion amoureuse dépasse tout entendement. L’auteur de ce récit est l’Abbé Prévost, c’est un écrivain, journaliste et religieux français qui a marqué la littérature du 18ème siècle gràce à son œuvre majeure, Manon Lescaut.

Il s’éloigne au fur et à mesure du temps de la vie monastique, qu’il critique vivement, pour se consacrer de manière plus intensive à l’écriture Nous allons maintenant nous demander comment l’Abbé Prévost présente une scène de coup de foudre à travers 2 personnages très différents. Lecture du texte Nous allons donc analyser ce texte de manière linéaire.

Pour cela, nous allons nous aider du texte qui est dégagé en 3 mouvements. 1.

Les circonstances de la rencontre.

(l.1 à 5) 2.

Les premières impressions que Des Grieux éprouve pour Manon, provoquant un coup de foudre direct.

(l.5 à 12) 3.

Un dialogue fondateur ; une annonce de la suite du roman.

(l.12 à 20) Analyse linéaire Tout d’abord, nous allons nous intéresser au mouvement 1, Les circonstances de la rencontre (l.1 à 5) L’extrait s’ouvre par un récit rétrospectif.

Cela permet d’entremêler le souvenir lui-même et son récit distancié. C’est ce que le lecteur constate dès les deux premières phrases grâce à l’usage du plus-que-parfait (« j’avais marqué le temps ») et à sa reprise (« que ne le marquais-je »). A la première ligne, le plus-que-parfait « j’avais marqué le temps de mon départ d’Amiens », l’auteur nous annonce que la rencontre qui va nous être décrite par la suite va bouleverser la vie de Des Grieux ainsi que de ses projets. A la suite de cela, « Hélas ! Que ne le marquais-je un jour plus tôt ! » l’auteur utilise une interjection, une phrase exclamative ainsi qu’une tournure que l’on pourrait décrire comme étant solennelle.

A travers cela, Des Grieux commente son expérience avec un regard rétrospectif, mettant en lumière ce sentiment de remords éprouvé, ce sentiment d’avoir commis une erreur. Ensuite, Des Grieux va parler au conditionnel passé avec « j’aurai porté », ce qui témoigne encore une fois d’un regard rétrospectif et d’un souhait d’un avenir différent.

La rencontre de Manon semble donc être vu comme une fatalité dont le destin seul peut changer l’histoire. De la ligne 2 à la ligne 4 « La veille (…) ces voitures descendent », on peut observer une phrase complexe où le cadre spatio-temporel est défini car le lecteur sait où et quand la rencontre se passe, dans ce cas précis, c’est au coche d’Arras la veille du jour où Des Grieux devait partir d’Amiens.

Cela permet de se faire une description précise des circonstances de la rencontre. « Nous n’avions pas d’autre motif que la curiosité », Des Grieux insiste sur le hasard de cette rencontre à l’aide de cette négation restrictive, il insiste sur le fait que cette rencontre n’avait pas de réelle raison de se produire et que c’est uniquement le destin qui a joué un rôle dans cette rencontre. « Il en sortit quelques femmes qui se retirèrent aussitôt.

» Ici, Des Grieux utilise l’adjectif indéfini « quelques ».

C’est la première fois que les femmes sont mentionnées dans ce texte, cependant elles le sont mais de manière très imprécise. Dès les premières lignes de cet extrait, la rencontre apparaît comme un jour tragique car Des Grieux commence par exprimer ses regrets avant de faire part au lecteur de son amour pour Manon Nous allons maintenant étudier le mouvement 2, Les premières impressions que Des Grieux éprouve pour Manon, provoquant un coup de foudre direct. (l.5 à 12) Ce second mouvement débute par le connecteur logique, mais aussi adverbe d’opposition « Mais ».

Ceci vient marquer le contraste entre Manon et les autres femmes descendues du coche.

Cela permet de mettre en avant la singularité de Manon. « Mais il en resta une, fort jeune, qui s’arrêta seule dans la cour » Manon est donc décrite à l’aide des adjectifs descriptifs « Fort jeune », « seule » qui souligne le caractère unique de Manon qui ne se conduit pas de manière banale.

Des Grieux insiste aussi sur son jeune âge. Cette phrase est au passé simple.

On observe une antithèse entre les autres femmes « qui se retirèrent aussitôt » et Manon « qui s’arrêta seule ». Encore une fois, la singularité de Manon est mise en avant. « pendant qu’un homme d’un âge avancé, qui paraissait lui servir de conducteur, s’empressait pour faire tirer son équipage des paniers.

» Cette phrase décrit l’arrière plan.

Le verbe d’état « paraissait » montre que Des Grieux n’est plus passif face à la situation mais qu’il est subjugué par cette femme. « Elle me parut si charmante que moi, qui n’avais jamais pensé à la différence des sexes, ni regardé une fille avec un peu d’attention, moi, dis-je, dont tout le monde admirait la sagesse et la retenue.

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