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Élisabeth Ire

Publié le 16/05/2020

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« Élisabeth Ire Quand Élisabeth accéda au trône en 1558, elle trouva une situation périlleuse et confuse.

Au moment de sa mort, elle était la dernière de sabranche, solitaire, mais elle avait conscience d'un succès remarquable.

Les quarante-cinq années de son règne virent l'Angleterre se transformerde pays déchiré par des luttes intestines, rattaché au bloc d'influence espagnol, en un chef incontesté de l'Europe protestante et en voie d'acquérirl'empire des mers.

Bien que ce règne ait été ardu et souvent troublé, quand bien même que son dernier tiers ait connu avec l'Espagne une guerre,qui menaça sa stabilité, mit les finances nationales en danger contre le gré d'une reine pacifique, cette période se fixa bientôt dans les mémoirescomme une époque glorieuse.

Dans ses efforts pour donner un grand éclat à ses années de règne, la reine fut, sans l'avoir sollicité, secondée parune éclosion exceptionnelle d'un haut niveau culturel.

Si nous regardons en arrière, le temps d'Élisabeth est celui de Drake et de Hawkins , héros de l'aventure maritime, de Burghley et de Walsingham , hommes d'État d'une compétence exceptionnelle, de Sidney et de Raleigh , aristocrates excellant aussi bien à manier la plume que l'épée, de grands poètes comme Spenser L1855 , Marlowe et Shakespeare , de peintres comme Nicholas Hillyard et de musiciens comme William Byrd .

La “ Renaissance ” de ce demi-siècle a rendu à bon droit ce règne à jamais fameux.

Naturellement, la réalité a été souvent différente et beaucoup d'élisabéthains, même parmi les plus célèbres, ne méritent pas leur réputation ; mais l'éclat du souvenira aussi sa réalité.

Née en 1533, Élisabeth avait vingt-cinq ans quand elle devint reine et ces vingt-cinq années avaient été particulièrement pénibles.

Fille d' Anne Boleyn P1237 et d' Henry VIII P143 , elle avait vu exécuter sa mère et avait été déclarée bâtarde.

Sous le règne de sa sœur Marie Tudor P2681 , soupçonnée de trahison, elle avait failli périr à son tour.

Ces dangers auxquels elle avait échappé lui avaient donné une extrême maîtrise d'elle-même, une grande réticence et un immense mépris pour l'humanité.

Mais son accession au trône s'accompagna de vastes espérances.

D'abord, elleétait forcément un symbole du protestantisme Quelles qu'aient pu être ses idées sur ce point elle penchait vers une Réforme modérée elle nepouvait persister à appuyer ce retour à Rome machiné par Marie.

Issue de ce mariage qui avait provoqué la rupture d' Henry VIII P143 avec le pape, elle avait été éduquée, et fort bien éduquée, par des membres de la religion réformée ; elle était l'espoir du parti protestant et anti-espagnol ; enfinelle avait au même degré que son père une haute idée d'une suprématie sans limite de la couronne.

Elle était donc tenue de commencer son règne,comme elle le fit, en refusant de nouveau toute obédience au pape.

L'accord conclu en 1559 P098M3 alla toutefois un peu plus loin qu'elle ne l'aurait souhaité, mais l'Église ainsi réformée était de nouveau une Église protestante d'Angleterre, “ l'Église établie ”, avec la reine comme chef.

La principale œuvre d'Élisabeth et à un certain point de vue la plus difficile fut de maintenir l'Église dans ce cadre pendant tout son règne ; à samort, l'Église d'Angleterre avait trouvé sa forme définitive et disposait d'un important soutien dans le pays.

Certes, il n'avait pas été aisé de lamaintenir inchangée pendant toutes ces années.

L'Église représentait un compromis séduisant pour quelques-uns mais déplaisant pour beaucoup.En premier lieu elle était, naturellement, attaquée par Rome.

Bien que cette réaction papale ait été retardée, l'Angleterre fut pratiquement en guerreavec la papauté à dater de 1570, quand Pie V P2334 excommunia Élisabeth.

Par la suite, le regain du catholicisme romain indigène, avec une infiltration massive de missionnaires anglais dans tout le royaume, posa de sérieux problèmes qu'on s'efforça de régler fort imparfaitement enaccroissant la cruauté de la loi qui fit des martyrs sans supprimer leur religion.

Élisabeth eut toujours tendance à douter du danger représenté par la minorité catholique mais elle ne pouvait l'ignorer.

Ilaggravé par le fait que son héritière était Marie Stuart P2594 , reine d'Écosse, catholique elle-même et prisonnière en Angleterre depuis 1568. Jusqu'au moment où les pressions des politiciens, les craintes et la haine des protestants anglais et les maladresses de Marie forcèrent Élisabethde consentir à contrecœur, en 1587, à l'exécution de son héritière et rivale P098M1 la mise à mort d'une autre souveraine blessait les sentiments intimes d'Élisabeth la prisonnière romantique constitua un foyer permanent de dissidence et une menace perpétuelle pour l'unité nationale.

Sousle règne d'Élisabeth, l'Église d'Angleterre se heurta à la Contre-Réforme KW052 et les passions s'échauffèrent des deux côtés.

La guerre contre l'Espagne, qui débuta réellement en 1585, eut toujours un faux air de croisade bien que les rivalités d'Élisabeth et de Philippe II P2320 en Amérique et le conflit dans les Pays-Bas fussent les causes réelles de la guerre.

La menace de Rome, qui semblait énorme, engendra une crainte qui incita bien des gens à pratiquer unprotestantisme plus intransigeant que la reine ne pouvait tolérer.

Là encore, tout son règne durant, elle eut desdémêlés avec une opposition loyale mais implacable et aux formes diverses que nous englobons dans le terme assezvague de puritanisme.

Parmi les clercs et les laïcs, ceux qui souhaitaient poursuivre la réforme de la religioncroissaient en force par leur propre ferveur morale et leur attitude patriotique en face de la prétendue menaceétrangère.

Même parmi les conseillers d'Élisabeth et les évêques, certains hommes prudents, soucieux, à strictsprincipes, ne pouvaient partager l'indifférence de la reine à l'égard d'une austérité hautement morale ni approuver sasaine estimation du réel péril romain ; ils apportèrent donc leur aide et leur sympathie aux exigences puritaines.

Lespressions afin de poursuivre la Réforme prenaient des formes diverses : discussions sur les rites extérieurs de l'Égliseanglaise, mécontentement à propos de la qualité du clergé, ressentiment contre la soumission aux évêques, désir deréorganiser la prêtrise, éclatement en sectes et surtout mise en pratique de manœuvres parlementaires rendant legouvernement de plus en plus difficile.

Ces hommes étaient unis par un désir sincère de régénération nationale etpar l'hostilité inexorable de la reine à des mouvements dont l'idéalisme irréfléchi menaçait sa propre autorité et lapaix bien fragile du royaume.

Ce fut elle qui l'emporta.

Vers 1590, la répression faisait son œuvre tandis que laguerre nationale mettait fin au monopole de patriotisme puritain et pendant les dernières années du règne les deuxextrêmes, catholiques et puritains, ne furent plus que d'inoffensives variations sur le thème principal de l'unitépolitique et religieuse.

Pour Élisabeth, à juste raison, cet accord ecclésiastique de 1559 représentait le rétablissement de l'unité après les bouleversements déchaînés parla révolution sous le règne de son père.

Elle eut la chance que ses ennemis extérieurs et intérieurs lui laissèrent le temps de donner des basessolides à cette unité.

Quand survint la crise de 1569-1572 (soulèvement dans le Nord, complots internes, attaques du pape et des puritains), letravail exécuté fit ses preuves et l'Angleterre sortit de la crise nettement plus solide et stable qu'elle n'avait été depuis trente ans.

Après 1572,l'ascendant d'Élisabeth et la stabilité à son poste de William Cecil, lord Burghley P1276 , association qui géra en fait le royaume pendant la majeure partie du règne, ne furent jamais remis en question et tous les troubles ultérieurs purent être accueillis avec une force bien affermie.

L'Écosse, quiavait été si longtemps un danger dans le dos de l'Angleterre, était maintenant bien entrée dans la sphère d'influence anglaise ; sans conquête maisen tirant simplement parti des avantages présentés par des intérêts religieux communs, Élisabeth et Cecil réglèrent ce vieux problème.

Une. »

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