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Publié le 05/03/2026
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La détermination chez Démosthène
Dans Les Vies parallèles, œuvre majeure du IIe siècle de notre ère, Plutarque compare les
trajectoires de grands hommes grecs et romains afin de faire ressortir les qualités
morales et les failles humaines.
Ces biographies croisées ne visent pas seulement à
instruire sur le passé, mais à offrir des exemples de vertu à méditer.
La vie de
Démosthène, orateur athénien du IVe siècle av.
J.-C., est l’une des plus marquantes de
l’œuvre : elle illustre la force d’un homme seul, guidé par une détermination ( du latin
detreminationem).
Mais si Plutarque admire cette fermeté, il en montre aussi les limites : la détermination de
Démosthène ne devient-elle pas parfois entêtement stérile, voire dangereuse pour luimême et pour la cité ? Ce questionnement prend tout son sens lorsqu’on le compare à
Cicéron, son pendant romain, qui partage la même passion pour la liberté, mais avec un
rapport à la détermination plus complexe.
Tout d’abord nous verrons qui est Démosthène.
Ensuite, nous verrons que chez
Démosthène, la détermination est d’abord une force de dépassement, puis un moteur de
l’engagement politique, avant de devenir une limite tragique, qu’éclaire le parallèle avec
Cicéron.
Orphelin dès l’enfance, privé de son héritage par des tuteurs malhonnêtes, il découvre très
tôt l’injustice et la nécessité de se défendre par soi-même.
Son entrée dans la vie publique
passe par une longue période d’apprentissage, mais aussi par des déceptions, notamment
lors de ses premiers discours peu convaincants devant l’assemblée.
Plutarque évoque aussi
sa persévérance discrète, sa discipline de travail, son ascension comme avocat, puis
comme homme d’État.
À mesure que la menace macédonienne grandit, Démosthène
devient une figure centrale du parti démocratique, prenant position contre toute forme de
domination étrangère.
Plutarque ne se contente pas de relater des faits : il met en lumière
les luttes intérieures, les tensions politiques, et la solitude croissante d’un homme qui,
jusqu’à sa mort, refusa de trahir sa vision de la liberté athénienne.
Sa détermination lui a
donc permit de forger sa carrière et de devenir une figure importante de la lutte pour la
liberté d’Athènes.
I.
Une détermination fondatrice : se construire contre soi-même
La biographie de Démosthène commence par un constat : tout semblait le vouer à l’échec.
Son corps est faible, sa voix mal assurée, il souffre d’un bégaiement handicapant pour
l’orateur qu’il veut devenir.
De plus, orphelin très jeune, il est humilié par ses tuteurs, ce
qui le pousse à apprendre le droit pour se défendre seul.
Sa détermination se traduit par des exercice de parole avec des cailloux dans la bouche ou
encore lorsqu’il se rase la moitié du crane pour s’obligé a ne pas sortir.
Cet acharnement à
corriger ses défauts montre que chez Démosthène, la détermination est avant tout
introspective : il se façonne une identité contre ses faiblesses, par la seule force de sa
volonté.
Ce travail acharné vise un but précis : devenir un orateur reconnu, capable de participer à
la vie politique de la cité.
Dans la démocratie athénienne, où la parole fait l’homme, cela
signifie s’élever par le logos, par la maîtrise du discours.
Démosthène incarne donc la méritocratie morale, où l’individu s’élève non par la naissance,
mais par l’effort.
Pour Plutarque, c’est là la première preuve de vertu véritable : la
capacité à transformer la souffrance en moteur d’action.
II.
Une détermination politique : engagement héroïque ou intransigeance ?
Plutarque insiste ensuite sur le rôle politique de Démosthène.
Celui-ci devient le principal
adversaire de Philippe de Macédoine, qu’il dénonce dans ses Philippiques comme un tyran
cherchant à asservir la Grèce.
Il ne cesse de mobiliser les Athéniens, même lorsqu’ils sont
fatigués de la guerre ou enclins à pactiser avec l’ennemi.
« Ce n’est pas Philippe qui est fort, ce sont les Athéniens qui sont faibles » – cette idée
revient sans cesse dans les discours de Démosthène.
Sa détermination politique devient une mission morale : défendre la liberté de la cité
contre toute forme de domination.
Plutarque admire chez....
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