David Olère - Les inaptes au travail
Publié le 12/04/2026
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TROISIEME
HISTOIRE DES ARTS
HISTOIRE
Les inaptes au travail.
Dans le programme d'Histoire des Arts:
Thématique: Arts, Etats et pouvoirs.
Domaine: Arts du visuel.
Présentation de l'oeuvre:
Peintre: David Olère (1902- 1985), Français d'origine
polonaise.
(voir biographie sur l'autre fiche).
Date: Années 1950.
Technique: huile sur toile.
Dimensions: 131 x 162 cm.
Lieu de conservation: Mémorial de l'héritage juif, NewYork.
Description et analyse:
Ce tableau témoigne de ce qu'il se passait dans les camps d'extermination, en particulier au moment
de l'arrivée de nouveaux prisonniers juifs, au moment où ils subissaient la sélection.
Ce tableau montre
donc une réalité historique tout en étant très marqué par le symbolisme : le choix des couleurs, les
indices qui permettent d'identifier la situation, la présence d'un squelette créent une ambiance qui se
détache du réel.
L'arrière-plan :
On retrouve un ciel mélangeant de la fumée noire (issue des fours crématoires situés près des
chambres à gaz que l'on devine entre les jambes du « fantôme » et la tête du bébé, et formant les S de
« SS ») à des teintes rouge-orangées, symboles à la fois de sang, de souffrance et de mort.
Cet enfer est partagé en deux parties : à gauche on peut voir des barbelés et des silhouettes anonymes,
non identifiables : ce sont des prisonniers à perte de vue.
Peut-être sont-ils immobiles et alors cela
rappelle la séance très pénible de l'appel des prisonniers du matin qui pouvait durer des heures.
A droite, en noir, les crématoires et en dessous les travaux quotidiens exigés des prisonniers: cela
représente peut-être le travail des Sonderkommandos (poussent des chariots de cadavres en provenance
des chambres à gaz vers les fours crématoires au fond...).
Mais peut-être est-ce un autre travail, plus
classique (ramassage de pierres).
Le premier plan :
On distingue à gauche le bras d'un personnage habillé de noir, dans l'uniforme SS classique, à la seule
différence que pour le rendre identifiable encore plus aisément, l'artiste a abaissé l'insigne situé sur les
épaulettes habituellement jusqu'à la manche visible sur le tableau.
La tête de mort rappelle que ce SS
appartient à la division Totenkopf (« tête de mort »), c'est à dire celle chargée de la surveillance des
camps de la mort, mais celle aussi qui a participé en 1941 à la Shoah par balle (dans les Einsatzgruppen)
dans toute l'Europe de l'Est.
Enfin, ce personnage, invisible, porte des gants en cuir (qui ressortent en
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bleu) ce qui finit de le déshumaniser.
Il n'apparaît pas totalement sur ce tableau, et le fait qu'il porte des
gants rappellent la relation inhumaine et distante qu'il a avec les déportés juifs (en effet, dans la réalité
des camps, les juifs ont très rarement à faire directement aux SS).
Les personnages : deux femmes, trois enfants, un bébé :
L'artiste a voulu montrer à travers cette œuvre le moment clé de la sélection, une scène à laquelle
son statut de détenu du «Sonderkommando » le faisait assister quotidiennement.
On voit trois enfants, deux femmes, dont une visiblement âgée au centre, et enfin un bébé dans les bras
de la seconde; il est possible que cela soit une famille; ici, l'auteur insiste bien sur le tri fait par les nazis :
à la descente des trains qui les amenaient au camp d'extermination, les femmes, les vieillards, les
malades et les enfants étaient systématiquement....
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