Comment l’invention des logarithmes a-t-elle contribué au développement de l’astronomie ?
Publié le 23/05/2026
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Comment l’invention des logarithmes a-t-elle contribué au développement de l’astronomie ?
Bonjour, je m’appelle Laura et aujourd'hui je vais vous parler du lien entre les
mathématiques et l’astronomie et on va plus précisément se pencher sur la question
suivante : Comment l’invention des logarithmes a-t-elle contribué au développement de
l’astronomie ?
Commençons par un petit point historique en nous intéressant à ce qui a amené les
astronomes à chercher un nouvel outil mathématique comme le logarithme.
Lorsque l’on veut parler d’un calcul assez conséquent et compliqué on emploie souvent le
terme “calcul astronomique” mais le choix de ce terme n’est pas innocent.
En effet, avant
l’apparition des machines nous permettant de calculer plus rapidement, les mathématiciens
et les astronomes faisaient tous leurs calculs à la main.
Ces calculs étaient d’autant plus
importants en astronomie car on y calculait des distances, parfois très grandes, afin
d’élaborer des éphémérides (tables astronomiques par
laquelle on détermine pour chaque jour la valeur d’une
grandeur caractéristique d’un objet céleste tel que la position
des planètes par exemple).
Cela nécessitait alors la bonne
maîtrise de la trigonométrie sphérique qui mettait en jeu des
formules tel que : sina sinβ = sinb sinα
cosa = cosb cosc + sinb sinc cosα
et dont la mise en pratique nous amenait à calculer des
multiplications, des divisions et à avoir recours aux tables
trigonométriques.
Ces calculs étant difficiles, les astronomes ont commencé à
vouloir les simplifier, notamment par le biais de la
prostaphérèse, un algorithme de calcul se basant sur les
tables trigonométriques et permettant de calculer
approximativement des multiplications et divisions de nombres avec beaucoup de chiffres.
En effet, grâce à cet algorithme, les multiplications et divisions étaient simplifiés, on avait par
exemple sinα sinβ = ½ [cos(α-β) - cos(α+β)]
cosα cosβ = ½ [cos(α-β) + cos(α+β)]
Cependant, les résultats de ces calculs restaient vagues, résultant des arrondis des tables
trigonométriques et les calculs nécessitaient de travailler sur des nombres en écriture
sexagésimale.
C’est alors en 1614 que John Napier, connu en France comme Neper, développe l'idée de
logarithme.
Le terme logarithme vient du grec logos qui signifie raison ou rapport et pouvant
être associé à la géométrie et arithmos qui signifie nombre et est associé à l'arithmétique.
Effectivement, Neper met en correspondance une suite de progression géométrique et une
suite de progression arithmétique afin de pouvoir ensuite remplacer les multiplications par
des sommes et les divisions par des différences.
Une des méthodes utilisée par Neper est
de travailler cette correspondance avec une table des sinus mais pour que ça soit plus
compréhensible je vais vous l’expliquer avec les suites suivantes :
1=10^0
→0
10=10^1
→1
100=10^2
→2
1000 = 10^3 → 3
…
10^n
→n
Un+1 = 10Un
Un+1= Un + 1
La suite à gauche des flèches est une progression géométrique de raison 10 et celle à droite
est une progression arithmétique de raison 1.
On peut alors associer les termes d’une suite
aux termes de l’autre suite ici, on utilise le logarithme décimale : on a log(1)=0, log (10) =
1…
Cette correspondance établie, Neper cherche à l’utiliser afin de remplacer les multiplications
par des sommes et les divisions par des différences.
Reprenons l’exemple précédent du
logarithme décimal : prenons alors log(10) + log(100) = 1+2 = 3 = log(1000) = log (10x100)
Cette propriété est une propriété générale des logarithmes que l’on retrouve ici avec
log(a) + log(b) = log(a*b).
L’exemple que j’ai utilisé est donc pour un logarithme de base 10
mais cette propriété dite merveilleuse fonctionne pour n’importe quel logarithme, notamment
le logarithme népérien, nommé ainsi en hommage à Neper, qui lui est en base e
(exponentielle) : ln(a) + ln(b) = ln(a*b).
A l’aide de ses calculs, Neper écrit alors une table logarithmique qui s’utilise de la manière
suivante : on souhaite par exemple faire le calcul a x b, on cherche alors dans la table le
logarithme de a puis le logarithme de b, on additionne les deux et on cherche dans le
tableau l’antilogarithme du résultat (c’est la valeur qui a pour logarithme le résultat que nous
avons trouvé précédemment).
En 1616, Henry Briggs, un mathématicien anglais, après des discussions avec Neper met
en place ce qui se rapproche le plus du logarithme décimal que j’ai utilisé précédemment et
écrit alors ses propres tables logarithmiques : il écrira alors ses tables pour tous les entiers
allant de 1 à 20 000 et....
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