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Britannicus [Jean Racine] - fiche de lecture.

Publié le 18/05/2020

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« 1 / 2 Britannicus [Jean Racine] - fiche de lecture. 1 PRÉSENTATION Britannicus [Jean Racine] , tragédie en cinq actes et en vers de Jean Racine, créée au Théâtre de l’Hôtel de Bourgogne, à Paris, le 13 décembre 1669, et publiée en janvier 1670. 2 UN THÉÂTRE DE LA CRUAUTÉ Cinquième pièce de Jean Racine, Britannicus est la première de ses tragédies à développer un sujet tiré de l’histoire romaine.

L’action dramatique se situe à l’époque de l’Empire, en 56 apr.

J.-C.

et mêle intimement rivalité amoureuse et conflit politique.

Agrippine, après avoir empoisonné son troisième mari, l’empereur Claude, qui lui-même l’avait épousée en secondes noces, a écarté du pouvoir Britannicus (né du premier mariage de Claude) au profit de son propre fils, Néron, fruit de sa première union.

Britannicus et Néron sont amoureux l’un et l’autre de la princesse Junie.

Face à l’empereur en proie à ses mauvais instincts, sorte de monstre naissant, Junie doit faire un choix déchirant : ou bien rester fidèle à Britannicus et provoquer sa mort, ou bien sauvegarder la vie de celui qu’elle aime et sacrifier son amour en cédant à Néron.

Cette situation bloquée ne peut que déboucher sur un dénouement tragique : Néron enlève Junie, arrête Agrippine, qui s’opposait à ses volontés, et fait empoisonner Britannicus.

Mais, Junie parvient à s’échapper et se réfugie chez les vestales, prêtresses de la déesse du foyer Vesta, privant ainsi Néron du fruit de ses crimes. 3 LA CONFUSION DU POUVOIR ET DES SENTIMENTS Britannicus offre un exemple singulièrement caractéristique du jeu complexe qui s’établit, chez Racine, entre amour et pouvoir, pulsions individuelles du désir amoureux et raison collective du politique.

Alors que, dans le théâtre de Pierre Corneille, c’est l’amour qui se met au service de la raison d’État, la passion devant céder aux nécessités de l’honneur, Jean Racine inverse radicalement les rôles ; le pouvoir est là pour faciliter le triomphe des sentiments.

Néron, au détriment de son image et de sa gloire, n’hésite pas à utiliser contre son rival et contre celle qu’il aime tous les moyens dont il dispose grâce à son statut.

La passion l’aveugle à ce point qu’il refuse d’entrer dans le subtil partage proposé par sa mère : il n’est pas question pour lui de monnayer, auprès de Britannicus, la succession à la tête de l’empire contre la possession de Junie, car son désir l’emporte résolument sur son ambition politique.

Et pour parvenir à ses fins, il n’a aucun scrupule à user des procédés les plus déshonorants, à espionner, par exemple, caché derrière un rideau, l’entretien entre Britannicus et Junie (Acte II, scène 6). L’existence de cet obstacle fort que constitue Néron rend la situation des deux jeunes amoureux particulièrement tragique.

Et ce tragique se trouve encore accentué par la manifestation d’un obstacle intérieur, conséquence d’un impossible choix : la survie de Britannicus ne peut être assurée qu’au prix de la mort spirituelle ; et la survivance spirituelle ne peut être garantie que par sa mort physique. 2 / 2. »

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