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Antonio Pacinotti1841-1912En un jour de juillet 1858, un jeunet de

Publié le 22/05/2020

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« Antonio Pacinotti 1841-1912 En un jour de juillet 1858, un jeunet de tout juste dix-sept ans écrivit le mot “ Rêves ” en haut de la première page d'un cahier d'école élémentaire, et au-dessous de ce mot il notait certaines idées à lui sur le magnétisme terrestre, les machines électromagnétiques, la mesure du courant électrique, la construction des circuits à hélice continue, le courant d'induction continu...

Ces étranges “ rêves ” reflétaient en réalité les deux grands problèmes d'électricité de l'époque : trouver une façon vraiment pratique d'exploiter les phénomènes de l'induction et ceux de l'électrodynamique pour construire un générateur ou un moteur électrique à courant continu ; et trouver également, pour la mesure des courants, une méthode plus pratique que celle du galvanomètre de Nobili. Certes, le jeune homme aux “ rêves ” avait entendu parler de ces deux problèmes à l'Université, par son illustre maître Richard Felici, et c'est ce qui avait poussé son ardente fantaisie à leur chercher quelque solution.

Ainsi sa pensée s'arrête d'abord sur celui de la mesure du courant, pour la résolution duquel, soucieux d'éviter l'emploi du champ magnétique terrestre, si inconstant, il imagine un dispositif électrodynamométrique reliant un circuit fixe et un circuit mobile, tous deux traversés par le courant à mesurer.

Théoriquement correcte, cette disposition était techniquement trop compliquée et peu pratique pour un instrument de mesure.

Il s'en rend bien compte ; et vite son intuition lui souffle une modification bien simple qui pourrait faire de son instrument de mesure une machine électromagnétique ou magnétoélectrique à courant continu.

Ce qui fait que d'une solution médiocre de l'un des deux problèmes, la chose devient une excellente solution de l'autre.

Et il passe aux essais pratiques. “ D'une tige de fer, je fis un anneau circulaire ”, écrit-il ; “ je le recouvris de soie et sur le tout j'enroulai en hélice un fil de cuivre pas trop fin qui, lui aussi recouvert de soie et verni, était enroulé sur une seule couche et soudé à lui-même à ses extrémités.

Je forçai l'anneau sur un disque de bois destiné à lui servir de support tournant.

Je posai deux frotteurs en laiton l'un sur un côté, l'autre sur l'autre côté de l'anneau, les faisant ainsi balayer la partie périphérique des spires du fil de cuivre, que je mis à nu tout le long du parcours des frotteurs...

Je m'arrangeai pour placer aussi deux barres identiques d'acier aimanté...

avec leurs pôles près de l'anneau.

” Le 10 janvier 1859 tout est prêt pour le premier essai.

Ayant rattaché aux frotteurs un galvanomètre, le jeune homme fait tourner de force l'anneau entre les pôles opposés des aimants.

L'aiguille du galvanomètre saute au bout de la graduation.

Le courant d'induction continu (produit par une machine non unipolaire) est ainsi créé pour la première fois au monde.

Le rêve est devenu réalité.

Et il n'y eut besoin ni de retouches ni de modification d'aucune sorte pour que le tout fonctionnât à merveille et que l'expérience “ rêvée ” réussit au premier essai.

La machine est parfaite d'emblée, elle est l'expression d'une sûre connaissance des lois physiques, d'un raisonnement clairvoyant, d'une intuition digne d'un expérimentateur éprouvé.

Le maître pouvait bien se vanter d'avoir un tel élève : c'était Antonio Pacinotti.. »

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