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Analyse linéaire texte pour un oui pour un non

Publié le 21/06/2026

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« 📌 Analyse linĂ©aire pour l’oral du bac Extrait : H1 : Oui
 il me semble que lĂ  oĂč tu es tout est
 je ne sais pas comment dire
 inconsistant, fluctuant
 des sables mouvants oĂč l’on s’enfonce
 je sens que je perds pied
 tout autour de moi se met Ă  vaciller, tout va se dĂ©faire
 il faut que je sorte de lĂ  au plus vite
 que je me retrouve chez moi oĂč tout est stable.

Solide.

H2 : Tu vois bien
 Et moi
 eh bien, puisque nous en sommes là
 et moi, vois-tu, quand je suis chez toi, c’est comme de la claustrophobie
 je suis dans un Ă©difice fermĂ© de tous cĂŽtĂ©s
 partout des compartiments, des cloisons, des Ă©tages
 j’ai envie de m’échapper
 mais mĂȘme moi quand j’en suis sorti, quand je suis revenu chez moi, j’ai du mal à
 à
 H1 : Oui? Du mal Ă  faire quoi? H2 : Du mal Ă  reprendre vie
 parfois encore le lendemain je me sens comme un peu inerte
 et autour de moi aussi
 il faut du temps pour que ça revienne, pour que je sente ça de nouveau, cette pulsation, un pouls qui se remet Ă  battre
 alors tu vois
 H1 : Oui.

Je vois.

Un silence.

A quoi bon s’acharner? H2 : Ce serait tellement plus sain
 H1 : Pour chacun de nous
 plus salutaire
 H2 : La meilleure solution
 H1 : Mais tu sais bien comment nous sommes.

MĂȘme toi, tu n’as pas osĂ© le prendre sur toi.

H2 : Non
 Ă  quoi bon? Je peux tout te dire d’avance
 Je vois leur air
 “Eh bien, de quoi s’agit-il encore? De quoi? Qu’est-ce qu’ils racontent? Quelles taupes? Quelles pelouses? Quels sables mouvants? Quels camps ennemis? Voyons un peu leurs dossiers
 Rien
 on a beau chercher
 examiner les ponts d’ordinaire les plus chauds
 rien d’autre nulle part que les signes d’une amitiĂ© parfaite
” H1 : c’est vrai. đŸŽ€ Introduction pour l’oral Accroche : « Dans Pour un oui ou pour un non, Nathalie Sarraute, figure majeure du Nouveau Roman, explore les tensions invisibles qui traversent les relations humaines.

À travers un dialogue en apparence anodin, elle rĂ©vĂšle comment un simple malentendu peut dĂ©chirer une amitiĂ© et mettre en lumiĂšre l’incommunication fondamentale entre les ĂȘtres.

» PrĂ©sentation du texte : « Dans cet extrait, H1 et H2, deux amis d’enfance, s’affrontent sur leurs conceptions opposĂ©es du monde.

H1 dĂ©crit l’univers de H2 comme un espace instable et angoissant, tandis que H2 perçoit celui de H1 comme Ă©touffant et rigide.

Leur Ă©change, ponctuĂ© de silences et d’hĂ©sitations, illustre l’impuissance du langage Ă  rĂ©soudre leur conflit.

» ProblĂ©matique : « En quoi cet extrait montre-t-il que la dispute chez Sarraute est moins une question de mots qu’une opposition existentielle, et comment le langage devient-il le lieu de l’échec de la communication ? » Annonce du plan : « Nous verrons d’abord comment Sarraute oppose deux univers irrĂ©conciliables, puis comment le langage rĂ©vĂšle son impuissance, et enfin comment la dispute aboutit Ă  une rĂ©signation tragique.

» 📜 Analyse linĂ©aire dĂ©taillĂ©e (pour l’oral) 1ïžâƒŁ Deux univers irrĂ©conciliables (lignes 1 Ă  6) → À dire Ă  l’oral : « DĂšs le dĂ©but de l’extrait, Sarraute oppose deux visions du monde Ă  travers les mĂ©taphores de H1 et H2.

»  H1 : L’angoisse de l’instabilitĂ© o o o  « Oui
 il me semble que lĂ  oĂč tu es tout est
 je ne sais pas comment dire
 »  Points de suspension : H1 cherche ses mots → langage comme obstacle.  « je ne sais pas comment dire » : Aveu d’impuissance Ă  exprimer son malaise. « inconsistant, fluctuant
 des sables mouvants oĂč l’on s’enfonce
 »  Champ lexical de l’instabilitĂ© : « inconsistant », « fluctuant », « sables mouvants » → mĂ©taphore pour dĂ©crire un monde sans repĂšres.  « je perds pied » : Sensation physique de la perte de contrĂŽle. « il faut que je sorte de lĂ  au plus vite
 que je me retrouve chez moi oĂč tout est stable.

Solide.

»  AntithĂšse : « sables mouvants » / « stable.

Solide.

» → opposition radicale entre les deux univers.  « Solide.

» (point final) : Affirmation catĂ©gorique → chez H1, l’ordre est un refuge. H2 : La claustrophobie face Ă  l’ordre o « Tu vois bien
 Et moi
 eh bien, puisque nous en sommes là
 »  o o « Tu vois bien » : Ironie → H2 valide le constat de H1 pour mieux le retourner contre lui. « quand je suis chez toi, c’est comme de la claustrophobie
 je suis dans un.... »

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