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Analyse linéaire Stendhal, Le Rouge et le Noir, livre II, chapitre XXXV, « Un orage » Explication de texte n°8

Publié le 30/03/2026

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« INTRODUCTION : MOUVEMENTS : Le Rouge et le noir, Stendhal, 1830 Ce roman est emblématique de la période troublée qui marque la fin de la Restauration et les débuts de la monarchie de Juillet. Sous-titré « Chronique de 1830 », il compte parmi les premiers grands romans réalistes du XIXᵉ siècle. Il retrace le parcours tragique de Julien Sorel, de sa rencontre avec la famille de Rênal à Verrières, près de Besançon, jusqu’à sa mort sur l’échafaud.

Ambitieux, tour à tour odieux et attendrissant, Julien apparaît comme un héros complexe et profondément ambivalent. 1er mouvement : Un trajet précipité vers le lieu du drame 2ème mouvement : Un dénouement tragique UNITE DE L'EXTRAIT : L’extrait se situe vers la fin de la seconde partie du roman.

Julien est alors au sommet de son ascension sociale : devenu secrétaire du marquis de la Môle à Paris, il a été anobli, nommé lieutenant des hussards à Strasbourg et s’apprête à épouser Mathilde de La Môle.

Cet avenir prometteur s’effondre brutalement lorsque le marquis reçoit une lettre de Mme de Rênal, ancienne maîtresse de Julien, qui, sous l’influence de son confesseur, dénonce son immoralité.

La réaction de Julien est immédiate. Il s'agit ici du départ précipité de Julien pour Verrières, son arrivée à l’église et son geste désespéré contre Mme de Rênal.

Ce récit très dynamique marque un point de bascule décisif dans la trajectoire du personnage, en précipitant sa chute jusqu’à la mort sur l’échafaud. PROBLEMATIQUE : Comment la dynamique narrative révèle-t-elle l’énergie du personnage et l’enchaînement tragique des événements ? CONCLUSION : OUVERTURE : L’extrait met en scène l’énergie de Julien comme une force destructrice : il s’attaque à Mme de Rênal tout en s’autodétruisant, anéantissant par ce geste tous ses efforts pour s’élever socialement. On peut établir un parallèle avec La Peau de chagrin, où l’énergie du personnage, Raphaël, devient elle aussi une force destructrice : en cédant à ses désirs, il réduit son espérance de vie et précipite sa mort. → Cette scène constitue un basculement tragique du roman, qui mènera inexorablement le personnage à l’échafaud. → Comme Julien Sorel, son destin tragique est scellé par ses propres passions, soulignant le lien entre désir, puissance et autodestruction. Parcours : « Les romans de l’énergie : création et destruction ». Stendhal, Le Rouge et le Noir, livre II, chapitre XXXV, « Un orage » Explication de texte n°8 1er mouvement : Un trajet précipité vers le lieu du drame → Ce premier mouvement se caractérise par la rapidité et la nervosité du récit, qui reflètent l’énergie et l’état d’esprit de Julien Sorel : à la lecture de la lettre de Mme de Rênal, une sorte de folie le saisit.

Le rythme est soutenu par des phrases courtes et des retours à la ligne, donnant l’impression d’une action vive et saccadée. [Julien sauta à bas du fiacre, et courut à sa chaise de poste arrêtée au bout de la rue.

Mathilde, qu’il semblait avoir oubliée, fit quelques pas pour le • Sujet + verbes d'action au passé simple : Julien Sorel est souvent le sujet des verbes dans les phrases : cela démontre que le personnage est dans l'action et ne s'arrête pas. suivre ; mais les regards de marchands qui s’avançaient sur la porte de leurs boutiques, et desquels elle était connue, la forcèrent à rentrer → On ne relève pas de connecteurs logiques : l'enchaînement des phrases donne l'impression que précipitamment au jardin. Julien agit en automate, sans réfléchir. Julien était parti pour Verrières.

Dans cette route rapide, il ne put écrire à Mathilde comme il en avait le projet, sa main ne formait sur le papier que des traits illisibles.

Il arriva à Verrières un dimanche matin.

Il entra chez l’armurier du pays, qui l’accabla de compliments sur sa récente fortune.

C’était la nouvelle du pays.

Julien eut beaucoup de peine à lui faire comprendre qu’il voulait une paire de pistolets.

L’armurier sur sa demande chargea les pistolets.] [Les trois coups sonnaient ; c’est un signal bien connu dans les villages de France, et qui, après les diverses sonneries de la matinée, annonce le commencement immédiat de la messe.

Julien entra dans l’église neuve de Verrières.

Toutes les fenêtres hautes de l’édifice étaient voilées avec des rideaux cramoisis.

Julien se trouva à quelques pas derrière le banc de madame de Rênal.

Il lui sembla qu’elle priait avec ferveur.

La vue de cette femme qui l’avait tant aimé fit trembler le bras de Julien d’une telle façon, qu’il ne put d’abord exécuter son dessein.

Je ne le puis, se disait-il à luimême ; physiquement, je ne le puis. • • La première phrase : souligne l’énergie de sa course à travers les verbes d'action. • Point de vue interne : surprise de.... »

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