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Analyse linéaire : Pacte avec la peau de La Peau de chagrin

Publié le 25/02/2026

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« Analyse linéaire : Pacte avec la peau de La Peau de chagrin Introduction Au début du XIXe siècle, dans un contexte de restauration, est publiée La Peau de Chagrin par Honoré de Balzac, écrivain phare du XIXe siècle et figure centrale du réalisme.

C'est un roman réaliste mais aussi fantastique qui narre l'histoire de Raphaël de Valentin.

Ce texte se situe au début de la première partie et constitue le moment où se noue l'intrigue principale. Raphaël, après avoir suivi l'invitation de l'antiquaire à examiner la peau, finit par s'en saisir et par vouloir tester son pouvoir. Lecture expressive Problématique et Plan Nous nous demanderons comment le pacte est l'élément perturbateur qui lance le déroulement tragique du récit.

Dans un premier temps, nous verrons le pacte rapide et le héros pris au piège du vieillard duplice.

Puis, nous continuerons avec le portrait moral du héros qui est un jeune homme crédule et désespéré.

Enfin, nous terminerons avec les pouvoirs de la peau de chagrin et la chute tragique dans la débauche et la démesure pour le héros. I. Pacte rapide et héros pris au piège du vieillard duplice Le dialogue est au discours direct et cela rend la scène très vivante et la dramatise.

Nous avons ici un caractère théâtral.

Raphaël joint le geste à la parole comme le montre « en saisissant ».

Il y a l'interjection « oui » qui est un adverbe d'affirmation.

C'est une exclamation qui ouvre l'extrait, pour traduire l'excès que le jeune homme revendique.

La tournure orale du « eh bien » traduit l'excitation du jeune homme plus qu'un discours articulé.

Le gérondif « en saisissant » accroît la rapidité du verbe en mettant l'accent sur l'action en train de se faire.

Cette insistance sur la rapidité du geste et l'affirmation volontaire de l'excès montre la rapacité du jeune homme.

D'un point de vue moral, Raphaël consent ici à son péché.

Nous avons une sorte de confession du mal désiré et accompli par volonté.

Le fait que Balzac choisisse de nommer son personnage l'inconnu à ce moment-là est intéressant.

C'est comme s'il changeait d'identité en choisissant volontairement le mal pour devenir un homme nouveau entièrement voué au vice.

La vivacité du vieillard répond à celle du jeune homme comme en miroir.

Il y a donc le caractère inquiétant de cette « incroyable vivacité » qui peut être un indice de son caractère surnaturel.

Il y a une mise en garde adressée à Raphaël avec « prenez garde » qui dramatise le geste de Raphaël signifiant au lecteur son caractère néfaste.

Ici, l'urgence de la situation est perceptible à l'incroyable vivacité du vieillard et au verbe « s'écria ».

Mais en même temps il y a de la duplicité.

En outre, il a tout fait pour que Raphaël prenne la peau, a flatté sa crédulité et en l'avertir du danger qu'après.

Nous pouvons remarquer qu'auparavant le marchand a beaucoup parlé et qu'il parle très peu dans cet extrait.

C'est comme s'il avait atteint son but de faire prendre la peau à Raphaël.

La fatalité va désormais se déployer à partir de cet élément perturbateur et grâce à l'objet magique de la peau d'où la majuscule. II. Portrait moral du héros : un jeune homme crédule et désespéré Raphaël semble mépriser la mise en garde du vieillard et explique son attitude par sa pauvreté et son désespoir.

L'étude et la pensée ne l'ont même pas nourri et il est impossible pour lui vivre dans ce monde.

Dans cette tirade pleine de tragique, Balzac va faire comprendre à son lecteur l'illusion fatale et la folie du jeune malheureux.

Nous remarquons grâce au jeu des temps avec le passage du passé « avait résolu » au présent « je ne veux pas être la dupe » que Raphaël relit sa vie et reconnaît un premier écart entre sa volonté de vivre dans l'étude et la réalité de sa pauvreté qui l'a empêché de se consacrer à son travail.

Cet écart éveille la compassion du lecteur pour ce jeune homme intègre et studieux.

Mais cet aveu d'impuissance le conduit à commettre une erreur tragique.

La multiplication des négations avec les « ni » sont un indice de cette erreur.

Raphaël affirme ne pas vouloir être la dupe du discours du vieillard pourtant il s'est déjà saisi de la peau.

Il y a une ironie tragique et pathétique devant ce jeune homme crédule avec la longue période bâtie sur l'énumération des pièges que Raphaël veut éviter mais qui le conduit à y tomber.

Le personnage dit ne pas vouloir croire la prédication du vieillard mais il se laisse manipuler.

En ce sens, les « charitables efforts...

» peut-être lue comme une antiphrase de la part du lecteur.

Raphaël fait le contraire de ce qu'il dit et veut et sa volonté est morte en saisissant la peau.

Nous voyons le passage du vouloir avec « avait résolu » au «.... »

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