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2eme guerre Mondiale

Publié le 24/01/2026

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« THEME 1 : Fragilités des démocraties, totalitarismes et Seconde Guerre mondiale (1929-1945) Chapitre 1 : L’impact de la crise de 1929 : déséquilibre économiques et sociaux. Introduction : Magnard p.15  A connaitre les mots-clés p.16-17 I- La crise touche l’ensemble des pays capitalistes : 1-Dans les années 1920, l’économie américaine est florissante (Magnard p.20 paragraphe 1). Les années 1920 définissent ce qu’on appelle les années folles américaines (ou « Roaring Twenties »).

Cette période se caractérise par de grandes avancées sur le plan économique, culturelle et sociétal.

Elle débute à la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et se termine tragiquement avec la crise de 1929. 2-Mécanismes de la crise : La bulle spéculative éclate le jeudi 24 octobre (dit le « jeudi noir »), quand s’amorce un mouvement de vente d’actions à la bourse de Wall Street jusqu’au mardi noir 29 octobre.

30 millions de titres furent vendus en 5 jours.

Un effondrement spectaculaire.

L’indice Dow Jones est divisé par 2 en moins de 2 jours.

Puis de 10 en 2 ans.

L’effondrement général est provoqué par un mouvement de panique qui conduit les gros porteurs de titres à revendre en masse avant la baisse attendue. La baisse appelle à la baisse, car elle pousse les actionnaires qui observent le comportement des autres, à vendre à leur tour leur actions, avant qu’il ne soit trop tard, suivant un comportement moutonnier, comme le décrit par Keynes.  La crise est d’abord boursière.

Elle marque le début de la Grande Dépression.

La plus grande crise économique du XXe siècle. 3-La crise se propage au reste de l’économie.

De nombreuses banques font faillite en raison des retraits d’argent effectués par leurs clients, provoquant un effet de contagion au sein du système financier.

En même temps, les entreprises diminuent leurs investissements, les ménages leur consommation, la demande globale s’effondre, entrainant la baisse des prix et donc celle des profits des entreprises.

La montée du chômage provoque la baisse des salaires, ce qui accentue la récession.

(13 millions de chômeurs aux USA, 6 millions en Allemagne, 4 millions en GB). II- Cette crise révèle l’interdépendance des économies mondialisées et le rôle capital des E.U.

dans l’économie mondiale : 1-L’expansion de la crise Les conséquences de la crise se diffusent très rapidement et touchent principalement l’Europe, en particulier l’Allemagne, touchée par le rapatriement des capitaux américains (faillite de la célèbre Danatbank en 1931) Rappel : Après sa défaite lors de la 1eGM, l’Allemagne doit payer de lourdes réparations économiques.

Elle dépend alors des capitaux américains, premier prêteur mondial de capitaux, pour le financement des dommages de guerre.

Avec le krach boursier.

Les banques américaines rapatrient leurs capitaux déposés à l’étranger affectant lourdement l’économie allemande. La crise économique suit, le chômage s’étend : six millions de chômeurs en 1932 dans la république de Weimar agonisante.

Le dictateur Hitler s’approprie cette crise pour gagner du terrain en politique et ainsi mettre en place un régime totalitaire.

 Etude Allemagne p.32-33 En raison de la contraction des échanges internationaux et du rapatriement des capitaux américains placés en Europe et en Amérique latine, la crise prend une dimension mondiale. 2-Face à ces difficultés, les Etats essayent de réagir. - la déflation (réduction des salaires et des dépenses pour assainir l’économie) Ex, les depenses sont reduites de 25% en Allemagne, salaire des fonctionnaires abaissé + allocation chomage abaissée.

En parallele, les impots augmentent.

Le pouvoir d’achat diminue drastiquement. -Mesures protectionnistes : - la dévaluation de la monnaie, comme en Grande-Bretagne (où la livre sterling est dévaluée de 40 % en 1931) et dans la plupart des pays, ce qui permet de stimuler les exportations (les produits du pays coûtant moins cher).

A l’epoque, livre sterling devise clee du système monétaire international.

Sa dévaluation provoque panique. Les réponses données par les gouvernements ne suffisent pas à freiner la crise qui devient mondiale. 3- Les conséquences sociales sont dramatiques : Les fermetures d’usines provoquent rapidement un chômage très important. Il y a plus de 12,6 millions de chômeurs en 1933 aux Etats-Unis alors qu’ils n’étaient qu’un 1,5 million en 1929.

Des millions de gens se retrouvent donc dans la misère, sans abris et obligés d’aller à la soupe populaire (Cf.

Les temps modernes de Charlie Chaplin). La riposte sociale est violente : des ‘Marches de la faim’ sont organisées ex à Dearborn (affrontements violents avec la police) Emeutes violentes ex Sydney…Essor des sans-abris (hoovervilles aux E.U en référence au président Hoover – Humpies en Australie et bidonvilles en France).

La paupérisation de la société remet en cause le modèle américain. Sur le plan politique, les démocraties européennes sont fragilisées par l’exportation de la crise américaine (ex démocratie allemande).

La crise économique va favoriser le développement des totalitarismes.

Par exemple en Allemagne, une grande partie de la population est séduite par la propagande nazie (étude p.32). Dans les pays de l’Amérique latine, cette crise économique déstabilise l’ensemble de la société et remet en cause les régimes politiques en place. PPO p.28-29 : Les conséquences de la crise en Amérique latine. Rappel du contexte : Des Etats dépendants : modèle de développement tourné vers l’extérieur et axé sur les exportations de produits miniers et agricoles principalement aux USA. La chute du commerce extérieur entraîne une chute des valeurs des exportations dans de nombreux pays comme le Chili la Colombie la Bolivie. Les pays d'Amérique latine sont particulièrement touchés en raison de leur statut de débiteurs et de leur dépendance vis à vis.... »

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