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OLLIVIER Albert

OLLIVIER Albert. Historien et journaliste français. Né en 1915, mort en 1964. Après avoir écrit un ouvrage remarqué sur La Commune (1939), il fit partie, aux côtés de Jean Paulhan, du comité de rédaction de La Nouvelle Revue Française puis, lorsque Drieu la Rochelle en prit la direction pendant la guerre, il entra dans la Résistance et participa, dans Paris encore occupé, à la première émission clandestine de la Radio libre, le 20 août 1944, avec Jean Guignebert, Pierre Schaeffer, Michel Droit, Jean Marcillac, Van Lee... Après la Libération, il se consacre au journalisme et entre dans l’équipe d’Albert Camus au journal Combat. Gaulliste convaincu, il fait preuve à la fois de hardiesse politique et d’un souci de l’ordre et se prononce pour la stabilité de l’Etat et de ses institutions. Jusqu’en 1958, il milite pour le retour au pouvoir du général de Gaulle. Mais en homme de gauche, il souffrit de l’équivoque algérienne sur laquelle fut fondée la Ve République, et il se réfugia dans les études historiques, publia un Saint-Just ou la force des choses (1954), préfacé par André Malraux, où il montre que la Révolution s’est faite sur de multiples causes dont Saint-Just aurait été à la fois l’une des incarnations et l’une des synthèses. Il s’insurgea contre une histoire qui suivrait une voie unique, comme « le croient les progressistes et les réactionnaires ». Il fit paraître en 1958 un ouvrage sur les Templiers puis, en 1959, sur Le Dix-Huit Brumaire où, à partir d’un événement ponctuel, il retraçait l’histoire d’une période postrévolutionnaire tout en précisant sa philosophie de l’histoire, à l’écart des « préjugés partisans » et des « simplifications établies » et respectueux de la part qui revient au hasard.

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