MOREAU Jean Victor
Général français. Volontaire en 1791, général en 1793, il commanda l'armée du Rhin-et-Moselle en 1796 et remplaça Scherer à la tête de l'armée d'Italie en avr. 1799. Il apporta son soutien à Bonaparte lors du 18-Brumaire. Commandant de l'armée du Rhin en 1800, il remporta sur les Autrichiens une victoire à Hohenlinden (3 déc. 1800), qui lui ouvrit la route de Vienne (mais sa campagne fut interrompue par la paix de Lunéville). Ses relations avec Bonaparte se dégradèrent ; il fut arrêté en févr. 1804 pour n'avoir pas dénoncé le complot de Cadoudal et Pichegru (son amitié avec ce dernier l'avait déjà rendu suspect au Directoire). Il fut exilé et se fit agriculteur aux États-Unis. Appelé en 1813 par le tsar Alexandre comme conseiller militaire, il fut blessé à la bataille de Dresde (26 août 1813) et mourut quelques jours plus tard.
MOREAU, Jean Victor (Morlaix, 1763-Laun, auj. Louny, Bohême, 1813). Général français. Il s'illustra lors des guerres de la Révolution française puis sous Bonaparte qui l'exila après la conspiration royaliste de Cadoudal. Engagé comme volontaire dans l'armée révolutionnaire en 1791, nommé général en 1793, Moreau, à la tête de l'armée du Nord, participa à la conquête de la Hollande (1794-1795). Commandant de l'armée de Rhin-et-Moselle (1796), il pénétra jusqu'en Bavière, mais la défaite de Jourdan l'obligea à faire retraite sur l'Alsace. Franchissant à nouveau le Rhin en 1797, il s'empara de Kehl, mais fut stoppé dans son avance par les préliminaires de paix engagés par Bonaparte avec les Autrichiens. Un moment suspecté par le Directoire pour son amitié avec Pichegru passé à l'ennemi, Moreau fut nommé en 1799 à la tête de l'armée d'Italie, mais fut battu par Souvorov, général de Catherine II de Russie à Cassano (avril 1799). Nommé commandant en chef de l'armée du Rhin (1800), après avoir soutenu le coup d'État de Bonaparte (18 Brumaire), il remporta la bataille décisive de Hohenlinden (décembre 1800) qui ouvrait aux armées françaises la route de Vienne, sauvée par la paix de Lunéville (1801). Considérant ses services insuffisamment récompensés, Moreau s'opposa violemment à Bonaparte, taisant la conspiration royaliste de Pichegru et de Cadoudal. Arrêté en 1804, il vécut exilé aux États-Unis puis, appelé comme conseiller militaire par le tsar Alexandre Ier (1813), il fut mortellement blessé à la bataille de Dresde (août 1813) dans les rangs de l'armée russe.
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