MANDEL (GEORGES)
MANDEL (GEORGES)
Homme politique français né à Chatou en 1885. Chef de cabinet de Clemenceau, dont il fut l’éminence grise, plusieurs fois ministre, il s’opposa à l’armistice et gagna l’Afrique du Nord (21 juin 1940) dans l’espoir d’y former un gouvernement résolu à poursuivre le combat. Ramené en France et accusé de complot contre la sécurité de l’Etat, il fut incarcéré en juillet puis livré aux Allemands qui l’internèrent à leur tour jusqu’en 1944. Ils le ramenèrent alors à Paris pour le remettre aux mains de la Milice qui l’assassina en forêt de Fontainebleau le 7 juillet 1944.
Homme politique français. Collaborateur intime de Clemenceau dans les heures décisives de 1917/18, député modéré de la Gironde (1919/24, 1928/40), il devint ministre des Colonies dans le cabinet Daladier (1938/40) et s'opposa vivement à la politique de Munich. Dans le ministère Reynaud formé en mars 1940, il conserva d'abord le portefeuille des Colonies, puis fut appelé au ministère de l'Intérieur (5 juin), fit arrêter des sympathisants des régimes fascistes et se montra l'un des adversaires les plus résolus de l'armistice. Il gagna le Maroc sur le Massilia, essaya d'entrer en relation avec le gouvernement britannique, mais fut arrêté, ramené en France et interné par le gouvernement de Vichy, avant d'être remis aux Allemands en nov. 1942. Pendant toute l'Occupation, la presse collaborationniste le dénonça avec acharnement, et, après le meurtre de Philippe Henriot par la Résistance, les nazis livrèrent Mandel à la Milice, qui l'assassina dans la forêt de Fontainebleau.
Mandel, Georges, Louis Rothschild, dit (Chatou 1885 - Fontainebleau 1944) ; homme politique français.
Louis Rothschild, fils d’un tailleur, sans liens avec les banquiers homonymes, prend le nom de sa mère comme nom de plume. Entré à L’Aurore à 18 ans grâce à Joseph Reinach, il est remarqué par Clemenceau, qui l’intègre, de 1906 à 1909, à son cabinet de président du Conseil, puis en fait le chef dudit cabinet de 1917 à 1919. Il régente alors, de fait, la politique intérieure : ordres aux préfets, rapports avec le Parlement, censure, etc. Quand Clemenceau se retire en 1920, il paie ce pouvoir, est isolé, souvent objet d’attaques antisémites. Député de centre droit en Gironde de 1919 à 1924 et de 1928 à 1940, il est longtemps exclu de tout gouvernement. Ministre des Postes de 1934 à 1935, il conjugue efficacité et autoritarisme. Conservateur mais jacobin, dénonçant le réarmement allemand dès 1933, hostile aux concessions de Laval en 1935, aux reculades de Sarraut en 1936, inquiet de l’appui nazi à Franco, il incarne avec Reynaud la minorité de la droite qui refuse de « préférer Hitler à Blum ». Ministre des Colonies de 1938 à 1940, il cherche à les organiser en vue de la guerre. En juin 1940, ministre de l’intérieur en pleine offensive allemande, il réprime les partisans du fascisme, plaide pour la résistance à l’envahisseur, refuse de fuir en Angleterre et part au Maroc, sur le Massilia, pour continuer la lutte. Il est arrêté sur ordre de Vichy, ramené en métropole, emprisonné, transféré en Allemagne en 1942, puis ramené à Paris et assassiné par la milice française, en forêt de Fontainebleau, peu avant la libération de Paris.
Bibliographie : P. Coblentz, Georges Mandela 1946 ; J.-N. Jeanneney, Georges Mandel. L’homme qu’on attendait, 1991.
Liens utiles
- Georges Mandel
- MANDEL, Louis Georges Rothschild, dit(5 juin 1885-7 juillet 1944)Homme politiquePour n'être pas confondu avec les banquiers homonymes, ce fils detailleur prend pour pseudonyme le nom de sa mère.
- MANDEL, Louis Georges Rothschild, dit (5 juin 1885-7 juillet 1944) Homme politique Pour n'être pas confondu avec les banquiers homonymes, ce fils de tailleur prend pour pseudonyme le nom de sa mère.
- En quoi l’affaire Georges Floyd témoigne-t-elle du racisme présent (dans la justice) en Amérique ?
- compte rendu théâtre: « Tailleur pour Dames » de Georges Feydeau