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KANT Emmanuel (1724-1804)

KANT Emmanuel (1724-1804)

Né à Königsberg (nord de la Prusse orientale) dans une famille très modeste (sa sœur fut servante). Il enseigna aussi bien la géographie, la logique que la philosophie. Chétif, de santé chancelante, Kant surmontait sa faible constitution par l'imposition d'une stricte discipline de vie et la pratique d'une sociabilité raffinée. Coquet, recevant souvent à sa table, il cultivait en homme de son siècle les plaisirs de la conversation spirituelle. C'est seulement sur le tard - vers cinquante ans - qu'il commença son œuvre originale (dans les trois Critiques}. On raconte qu'il ne modifia le parcours immuable de sa promenade quotidienne que deux fois : le jour de la parution de l'Émile de Rousseau et lorsque l'on annonça la Révolution française. Il mourut en disant : « Tout est bien. »

Ermite de Königsberg

Surnom donné à Kant, qui vécut longtemps dans cette ville une vie retirée et minutieusement réglée. Nietzsche surnommait ironiquement Kant « le Chinois de Königsberg », voulant ainsi critiquer son analyse (trop) minutieuse de la morale.

KANT Emmanuel. Philosophe allemand. Né et mort à Königsberg (22 avril 1724-12 février 1804). Issu d’une famille de la petite bourgeoisie, originaire, semble-t-il, l’Écosse. Son père, sellier, jouissait d’une modeste aisance; sa mère, adepte du mouvement piétiste et très dévote, exerça une influence profonde sur son esprit : c’est toujours le piétisme qu’on retrouve au fond du caractère et de la pensée de Kant. De 1732 à 1740 le petit Emmanuel fut l’élève du « Collegium Fridericianum » ; l’enseignement dispensé dans cette école piétiste n’était que le prolongement de l’éducation qu'il avait reçue dans le milieu familial; il lui fit sentir en même temps les limites du piétisme lui-même et de toute éducation religieuse en général. Ces limites étaient la contrainte et l’hypocrisie qu’il s’efforcera — non toujours avec succès, disent ses critiques — de combattre dans la construction de son système éthique et religieux. Sorti du collège, il fréquenta de seize à vingt-deux ans (1741-47) les cours de l’Université de Königsberg; théoriquement inscrit à la Faculté de Théologie, il se consacrait surtout à des études de philosophie et de physique sous la conduite de Martin Knutzen, disciple de Christian Wolff non dépourvu d’originalité. Les universités allemandes se trouvaient à cette époque sous l’influence prépondérante de la philosophie rationaliste de Wolff et de Baumgarten, dont les manuels étaient largement adoptés; toutefois en physique (considérée alors comme « philosophia naturalis » et donc comme une branche de la philosophie) les idées et les écrits de Newton et de son école étaient déjà largement répandus. Ce dualisme, né de l’adoption du rationalisme en philosophie théorique et de l’empirisme en philosophie scientifique, deviendra l’un des thèmes fondamentaux de la philosophie kantienne, jusqu’au jour où le philosophe tentera de le dépasser par la philosophie critique. Déjà au cours de ses dernières années d’université il s’était trouvé aux prises avec des difficultés pécuniaires, qui le contraignirent, ses études une fois terminées, à s’employer, entre 1747 et 1754, comme précepteur dans les familles nobles. Bien qu’elle ne fût pas toujours heureuse, cette expérience lui permit d’acquérir ces manières distinguées qui par la suite jouèrent un rôle important dans l’ascendant personnel du professeur Kant, ainsi qu’une certaine connaissance du monde et des hommes qui compensera les effets de la vie très retirée qu’il mènera par la suite. En 1755, il débuta dans l’enseignement. Grâce à ses dissertations De igne et Princi-piorum primorum cognitionis metaphysicae nova delucidatio, qui datent toutes deux de cette année, il obtint le doctorat et le titre de « Dozent » (habilitation à enseigner une matière facultative) de l’Université de Königsberg. L’année d’après, une autre dissertation, la Monadologie physique, lui valut de succéder dans la chaire de professeur extraordinaire de mathématique et de philosophie à son maître Knutzen qui venait de mourir. Les cours du jeune professeur allaient de la géographie physique à la philosophie théorique; si l’on en juge par les souvenirs de Herder, ils étaient suivis par un auditoire attentif et enthousiaste. C’est alors que Kant commença sa carrière d’écrivain. L’Histoire naturelle générale et théorie du Ciel date de 1755 : elle représente sa contribution la plus importante dans le domaine des sciences naturelles. On y trouve en effet cette célèbre hypothèse sur l’origine du système solaire qui, formulée plus tard en termes mathématiques par Laplace, fera autorité jusqu’à la fin du XIXe siècle. Alors que, dans ses dissertations en latin, Kant s’inspirait du rationalisme wolffien, il fait ici figure de newtonien; il critique cependant dans un esprit rationaliste la philosophie newtonienne sur un de ses points les plus délicats : la conception de la contingence de la nature, caractéristique de la tradition anglaise, à laquelle il oppose une conception mécanico-déterministe même pour la nature dans son ensemble. L’hésitation entre wolffisme et empirisme se poursuivra pendant toute la « période précritique », c’est-à-dire jusqu’en 1770, mais déjà à partir de 1760 l’horizon kantien devient plus vaste, sa production jusque-là étroitement académique se fait brillante et vigoureuse et le cercle de ses intérêts s’étend à son tour : le philosophe commence à prendre parti sur les problèmes les plus débattus par la philosophie des lumières et à l’égard de cette philosophie elle-même. Il étend également le cercle de ses lectures : il lit les auteurs français et anglais de son temps, et particulièrement Rousseau et Hume. L’influence de Rousseau est visible dans toute l’oeuvre kantienne, et plus spécialement dans les écrits de morale et de politique. Une anecdote significative illustre 1 attention et la passion avec lesquelles il aborda les livres de Rousseau. Kant était l’homme le plus méthodique du monde; dans ses écrits philosophiques, son esprit méthodique se traduit par la rigueur, qui s’accompagne d’une passion parfois exaspérante pour les schémas et les constructions symétriques (un exemple typique en est le fameux « tableau des catégories » dont il était si fier); dans la vie courante, il se manifestait par une quantité de petites manies qui furent sans doute l’une des raisons et non la moindre, qui le condamnèrent au célibat en dépit de l’estime qu’il professait en théorie pour le mariage et la vie de famille. Au nombre de ces manies figurait l’habitude de faire chaque soir, au coucher du soleil, toujours à la même heure, la même promenade; au point qu’il était devenu l’horloge des ménagères de la ville qui, quand elles le voyaient passer sous leurs fenêtres, savaient que c’était l’heure de mettre la soupe sur le feu. Mais un soir le professeur Kant ne sortit pas; persuadés qu’il était malade, quelques amis et disciples coururent chez lui, ou ils le trouvèrent plongé dans la lecture de l'Emile de Rousseau, qu’il venait de recevoir et qui l’avait absorbé au point de lui faire oublier, pour la première, et sans doute la dernière fois de sa vie, l’heure de la promenade. Quant à l’influence de Hume, Kant lui-même en a défini l’importance lorsqu’il a dit que Hume « l’avait tiré de son sommeil dogmatique ». On ne sait pas au juste à quelle époque il lut ses oeuvres et lesquelles; il semble qu'il en ait d’abord eu connaissance à travers une critique contenue dans un écrit de Beattie qui lui aurait inspiré le désir d’en savoir davantage. Outre ces lectures, celle des philosophes anglais du sentiment, qu’il devait critiquer par la suite, et de d’Alembert, exercèrent à cette époque une influence sur sa pensée. Celle-ci prend alors un tour moins métaphysique et, d’une manière générale, se rapproche de celle des philosophes français de son temps; il oppose déjà (et c’est là un des thèmes qui inspireront La Critique de la raison pure) la certitude des sciences à l’incertitude et à l’obscurité de la métaphysique. En ce sens il y a progrès : alors que dans L’Unique Fondement possible d’une démonstration de l’existence de Dieu , qui est de 1763, il ébauche une critique, qu’on retrouve dans la Raison pure, de la preuve cartésienne de l’existence de Dieu, qu’il remplace par une autre, également ontologique — il est donc encore métaphysicien, dans les Rêveries d’un visionnaire, écrit en 1766; par contre, il ironise sur les divagations de Swedenborg qu’il compare à celles des métaphysiciens; a cette époque l’influence de Hume est déjà manifeste. Au cours de ces années, son enseignement universitaire subit un changement parallèle : dans un programme pour les cours du semestre 1765-66 il affirme que les étudiants, avant d’être acheminés vers la spéculation, doivent recevoir un fondement empirique solide, et qu’on ne saurait enseigner la philosophie, mais seulement la maniéré de philosopher. Entre-temps, dans les Observations sur le sentiment du beau et du sublime qui datent de 1764, il se consacre, sur les traces de Hume et de Burke, à l’analyse psychologique de quelques catégories esthétiques, tandis que dans sa Tentative d’introduire le concept de grandeurs négatives dans la science, qui est de 1763, on entrevoit déjà les lignes directrices de sa future philosophie de la science, qu’on retrouve dans la Raison pure. 1770 représente une étape capitale dans la vie de Kant. Jusque-là, il n’avait occupé dans l’université qu’un poste secondaire et mal rétribué auquel la charge et le salaire de bibliothécaire adjoint n’ajoutaient qu’un maigre supplément. La chaire de professeur ordinaire de logique et de métaphysique avait été tenue, à partir de 1758, par un certain Buck, mais en mars 1770, le titulaire de la chaire de mathématique, Langhansen, étant mort, Kant obtint, conformément d’ailleurs au désir de Buck, que celui-ci fût appelé à en assurer la succession et que lui-même fût désigné pour remplacer Buck, poste qu’il devait garder, peut-on dire, jusqu’à sa mort. A cette occasion, se conformant aux règles académiques, il écrivit la célèbre dissertation De la forme et des principes du monde sensible et intelligible où se trouvent exposées pour la première fois les lignes de sa pensée critique. Puis, pendant onze ans, le philosophe qui avait été jusque-là très actif et si fécond ne publie plus rien. Même ses leçons, au cours de cette période, ne semblent pas avoir brillé par excès d’originalité. Jusqu’au jour où, en 1781, paraît l’oeuvre qui devait révolutionner le monde philosophique : La Critique de la raison pure, dans laquelle Kant, définitivement sorti de son « sommeil dogmatique », annonce au monde, non seulement une nouvelle philosophie, mais une nouvelle méthode d’envisager et d’analyser les problèmes philosophiques. Mais cc message devait au début passer inaperçu : ce n’est qu’en 1782 que parut dans les Gelehrte Anzeigen de Göttingen un compte rendu anonyme de l’ouvrage (écrit comme on le sut plus tard par Christian Gave et remanié par G. E. Feder), qui montrait bien que l’auteur n’y avait rien compris. D’ailleurs nombreux étaient les amis de Kant qui se plaignaient que l’oeuvre fût « difficile ». Pour répondre à son critique de Göttingen et donner un exposé plus accessible des idées contenues dans la Critique, Kant écrivit alors les Prolégomènes à toute métaphysique future, qu’il publia en 1783. Là commence la deuxième période de son activité : sa plume redevient féconde et, riche d’une conscience nouvelle, guidé par la philosophie critique, il reprend et résout d’une manière originale tous les problèmes de la philosophie des lumières qui l’avaient occupé jadis, du religieux au politique. C’est ainsi qu’entre 1785 et 1790 paraissent les deux grandes autres « Critiques » : la Critique de la raison pratique (1788), précédée du Fondement de la métaphysique des moeurs (1785) et la Critique du jugement (1790), précédée par De l’usage des principes téléologiques en philosophie (1788). Et, à côté d’elles, quelques oeuvres mineures, comme : Réponse à la question « Qu’est-ce que les lumières ? » (1784), Idée d’une histoire universelle du point de vue cosmopolite (1784) et Origine probable du genre humain (1786). Entre-temps la révolution éclate en France : comme de nombreux autres grands esprits en Allemagne, Kant est ému et enthousiasmé. Les idées de Rousseau triomphaient : l’événement impliquait à ses yeux l’affirmation de la valeur de sa pensée éthique et religieuse. C’est alors qu’il publie deux de ses oeuvres les plus significatives : l’une politique, le Projet de paix perpétuelle (1795) et l’autre de philosophie de la religion : La Religion dans les limites de la simple raison (1793). Si Kant fut un « libre penseur », il ne le parut jamais autant que dans cette oeuvre. Mais le moment se prêtait mal, alors que tous les souverains réactionnaires étaient mobilisés contre la Révolution et les idées «jacobines», à la Parution, dans la Prusse de Frédéric Guil-laume II, d’un livre de ce genre, même s’il avait été approuvé par les théologiens (apparemment conciliants) de Königsberg — surtout venant d’un auteur aussi célèbre que l’était déjà Kant. Aussi fit-il l’objet d’une réprimande sévère de la part du roi, poussé par son ministre Wolmar, avec menace de sanctions en cas de récidive. Kant n’était peut-être pas un héros; il était surtout foncièrement conservateur, très respectueux de l’autorité constituée. Il écrivit dans son journal : « Se rétracter serait une lâcheté, mais se taire, dans un cas comme celui-ci, est le devoir d’un sujet. » Et il répondit au roi que « en tant que sujet très fidèle de Sa Majesté » il s’abstiendrait d’écrire désormais sur la philosophie de la religion. Une telle formule avait a ses yeux la valeur d’un engagement personnel vis-à-vis du roi Frédéric Guillaume II; aussi se considéra-t-il délié de sa parole à la mort de celui-ci (1797), et il reprit immédiatement la plume en racontant toute l’histoire dans le Conflit des facultés (1798). Il avait, l’année d’avant, publié sa dernière grande oeuvre de philosophie morale, la Métaphysique des moeurs. Au cours des années suivantes, jusqu’à sa mort, survenue après une très longue agonie, il s’essaya encore dans la philosophie, cherchant à asseoir un système métaphysique définitif sur les fondations qu’il avait jetées dans les dix années précédentes, mais ces tentatives, recueillies dans l’Opus postumum, montrent seulement à quel point de relâchement intellectuel était parvenu vers la fin de sa vie celui qui avait été l’un des plus grands esprits d’Europe.

♦ « C’est Kant qui sans aucun doute est le meilleur [des philosophes modernes). Il est aussi celui dont l’enseignement a montré une action persistante et a pénétré le plus profondément dans notre culture... » Goethe. ♦ « La Critique de Kant est un tissu de subtilités et d’absurdités... Les principes malsains d’une critique qui résout les réalités les plus sérieuses en faits de sensation... L’influence nuisible de la philosophie critique sur la moralité et le bonheur intérieur de l'homme... » Herder. ♦ « Que Kant soit notre esprit le plus ingénieux, ses ennemis eux-mêmes doivent le reconnaître; mais malheureusement cette ingéniosité est son mauvais démon, comme elle le fut aussi pour Lessing. » J. G. Hamann. ♦ « Kant a parfaitement démontré l’idéalité du réel, mais il n’a pas démontré la réalité de l’idéal, et par conséquent pas non plus la réalité du réel. » Friedrich Schlegel. ♦ «D’une façon générale, Kant possède la philosophie vraie, mais seulement dans ses résultats, non dans les principes capables de la fonder. Ce penseur unique m’apparaît toujours plus admirable; il a, ce me semble, un génie qui lui révèle la vérité sans lui en montrer les raisons. » Fichte. ♦ « La pointe de cette pensée me transperce au plus intime, au plus sacré de mon être... » Kleist. ♦ « Le résultat principal de la philosophie de Kant, c’est d’avoir éveillé la conscience de cette énergie interne absolue [de la pensée sans détermination]; et bien qu’à cause de la façon abstraite dont ce principe a été saisi on n’en puisse tirer aucun développement, aucune détermination, ni connaissances, ni lois morales, il a cependant cette importance qu’il ferme l’accès à toute autorité et à tout élément extérieur. Depuis Kant, l’indépendance absolue de la raison doit être considérée comme un principe essentiel de la philosophie et comme une des croyances de notre temps. » Hegel. ♦ « Il faut en convenir, la partie systématique des diverses Critiques ne résiste point à un sérieux examen; elle est avec elle-même en une incroyable et perpétuelle contradiction. » Victor Cousin. ♦ « L’on commence généralement à se persuader que la vraie, que la sérieuse philosophie en est encore où Kant l ’a laissée. En tout cas, je conteste qu’entre lui et moi, l’on ait fait en cette matière le moindre progrès. » Schopenhauer. ♦ «Kant a jusqu’ici pris la voix effrayante d’un philosophe inexorable qui a passé toute la garnison du ciel au fil de l’épée. Vous voyez étendus sans vie les gardes du corps ontologiques et physicothéologiques; il n ’est plus désormais de miséricorde divine, de bonté paternelle, de récompense future pour les privations actuelles; l’immortalité de l’âme est à l’agonie... Et le vieux Lampe, spectateur affligé de cette catastrophe, laisse tomber son parapluie, une sueur d'angoisse et de grosses larmes coulent de son visage. Alors Emmanuel Kant s’attendrit, et montre qu’il est non seulement un grand philosophe, mais encore un brave homme; il réfléchit, et dit d’un air moitié débonnaire, moitié malin : « Il faut que le vieux Lampe ait un Dieu, sans quoi point de bonheur pour le pauvre homme... Or, l’homme doit être heureux en ce monde; ... c’est ce que dit la raison pratique... Eh bien, soit ! que la raison pratique garantisse donc l’existence de Dieu. » En conséquence de ce raisonnement, Kant distingue entre la raison théorique et la raison pratique, et, à l’aide de celle-ci comme avec une baguette magique, il ressuscite le Dieu que la raison théorique avait tué. » Henri Heine. ♦ « La morale de Kant est bien supérieure à toute sa logique ou philosophie intellectuelle, et nos Français n ’en ont pas dit un mot. Cela se comprend : nos hommes du jour n’ont pas de sens moral. » Ernest Renan, 1845. ♦ « Le plus rare et le plus compliqué des musées d’antiquités. » William James. ♦ « Kant le premier a donné à la morale un fondement scientifique. Kant est le créateur de la morale comme science. On lui connaît d’autres titres de gloire : il faut lui accorder aussi celui-là, lui est le plus grand de tous. » Renouvier. ♦ « Après Platon, après Descartes, nous ne savons si la civilisation de l'Occident présente un autre exemple de génie aussi universel, aussi universellement bienfaisant. » Léon Brunschvicg. ♦ « Kant frayait la voie à une philosophie nouvelle, qui se fût installée dans la matière extra-intellectuelle de la connaissance par un effort supérieur d’intuition. » Bergson. ♦ « Le kantisme a les mains pures, mais il n ’a pas de mains. » Péguy. ♦ « Préoccupé d ’établir les lois universelles de la subjectivité, qui sont les mêmes pour tous, il n ’a pas abordé la question des personnes... Kant et la majorité des post-kantiens continuent d’affirmer l’existence d’autrui. Mais ils ne peuvent se référer qu’au bon sens ou à nos tendances profondes pour justifier leur affirmation. » Jean-Paul Sartre.

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