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GUERRE RUSSO-JAPONAISE

GUERRE RUSSO-JAPONAISE L’attaque surprise lancée par le Japon contre la flotte russe stationnée à Port-Arthur, le 8 février 1904, marque le début des hostilités entre les deux pays après plusieurs années de fortes tensions liées à la politique ambitieuse du tsar Nicolas II en Extrême-Orient. L’autorisation, reçue en 1896 du gouvernement chinois, de faire passer le Transsibérien à travers la Mandchourie, la cession à bail de Port-Arthur en 1898, le rôle de la Russie en Mandchourie lors de la guerre des Boxeurs (du nom d’une société secrète hostile à la présence étrangère en Chine) en 1900, constituaient autant de menaces pour la puissance japonaise en pleine expansion. Tout au long des années 1904-1905, l’armée russe accumule les revers (Port-Arthur, Vladivostok, Moukden), qui contribuent à rendre la guerre particulièrement impopulaire en Russie et alimentent les griefs contre le tsarisme lors de la révolution de 1905. Fragilisé à l’intérieur et à l’extérieur par les défaites successives, le gouvernement russe fait appel à la médiation des États-Unis. Les négociations menées par le président Theodore Roosevelt (1858-1919) entre les deux États conduisent à la signature du traité de Portsmouth (5 septembre 1905). La Russie sort du conflit en obtenant des conditions moins rigoureuses qu’elle ne pouvait le craindre : renoncement à Port-Arthur en faveur des Japonais, au chemin de fer sud-mandchourien, à la moitié sud de Sakhaline et à toute prétention sur la Corée.

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