Garibald Ier ; duc de Bavière [v. 550-v. 590].
Garibald Ier ; duc de Bavière [v. 550-v. 590]. Aucun autre peuple germanique n'a d'origines aussi obscures que les Bavarois, qui surgissent brusquement dans la documentation du milieu du VIe siècle (première attestation écrite en 551). Ils apparaissent en Bohême, liés sans doute à des peuples germaniques orientaux, installés sur les territoires actuels de la Moravie, de la Slovaquie, de la Hongrie, de l'Autriche. De là, ils occupent des territoires jadis romanisés entre Lech et Enns, Danube et cols alpins, suivant sans doute le déplacement vers l'Italie des Lombards, avec lesquels ils auront toujours des rapports étroits. À la fin du VIe siècle, ils poussent aussi vers l'est, ce qui les met en contact avec les Slaves qui progressent vers l'ouest. Les Bavarois sont encore pour partie païens, pour partie chrétiens (évangélisés par des missionnaires orientaux, qui ont laissé plusieurs mots grecs au dialecte bavarois moderne), quand ils subissent les premiers effets de l'expansionnisme franc sous les successeurs de Clovis, peut-être son fils Thierry (533/534) ou son petit-fils Théodebert Ier (547/548). Les Bavarois sont satellisés, doivent verser tribut aux Francs et reçoivent d'eux, dans le cadre d'un « duché », un « duc » tiré du clan chrétien des Agilolfing (d'origine peut-être bur-gonde). L'influence culturelle franque et alamane se lit dans les tombes bavaroises de l'époque. Mais jusqu'à la soumission définitive de la Bavière par Charlemagne, les rapports entre Francs et Bavarois sont faits d'une alternance de soumission et de révolte des « ducs », au rythme des périodes de faiblesse et de restauration de la puissance franque. Le premier duc bavarois, G., s'installe dans l'ancien prétoire romain de Ratisbonne et, en dépit des origines de son pouvoir, semble chercher aussitôt à retrouver plus d'indépendance, à la fois conforté par l'établissement d'un solide royaume lombard, et par les difficultés dynastiques mérovingiennes, sans doute aussi par le répit procuré, peut-être à dessein, par les Avars de Baïan, que les Bavarois n'affronteront que plus tard. Le roi franc Childebert II [575-595] dépose G. et le remplace par un autre Agilolfing, Tassi-lon Ier, qui entreprend une progression notable vers l'est slave (592) avant d'être repoussé par les Avars (595), sur une voie que suit son fils et successeur Garibald II. La mainmise franque semble s'appesantir avec les Mérovingiens puissants que sont Clotaire II (629) et Dagobert Ier (639) : la chronique retient que le duc Chrodoald est assassiné sur l'ordre de ce dernier (624) et que son fils Fara trouve la mort en combattant les Thuringiens (639). L'archéologie montre des relations économiques importantes avec les pays francs. On retient surtout que la mise par écrit du droit bavarois, la Lex Baiuvariorum, se fait sous l'influence des Francs (la plus ancienne version connue, de 738-743, le déclare explicitement).
Liens utiles
- Tassilon III de Bavièrevers 742 - vers 794Neveu de Pépin et cousin de Charlemagne, duc de Bavière, de la mort de son père, en 748,jusqu'en 788, il entra à quinze ans dans la vassalité de Pépin, auquel il prêta serment àCompiègne, vers 757.
- Louis Ier de Bavière1786-1868En tant que prince héritier de Bavière, Louis Ier fut l'adversaire de Napoléon et favorableau sentiment national et libéral ; il prit une part importante à la promulgation de laConstitution de 1818.
- Isabeau de Bavière Elle est la fille du duc de Bavière, Etienne II, et c'est le 18 juillet 1385 àAmiens qu'elle épouse le roi de France, Charles VI.
- François Ier de Médicis1541-1587Deuxième grand-duc de Toscane, il épouse d'abord l'archiduchesse Jeanne, fille de l'empereurFerdinand Ier d'Autriche, puis la fameuse Bianca Capello.
- George Villiers Ier, duc de Buckingham1592-1628Le beau Buckingham, l'homme aux ferrets de la reine popularisé par Les Trois Mousquetaires :Rubens l'a peint et, de fait, il paraît vraiment incarner la beauté masculine Louis XIII.