frères
frères (lat frater, frère), nom donné couramment aux membres de certains ordres religieux ou d’une congrégation, d’une secte ou d’une société secrète. On appelle frères lais ou laïcs, ou frères convers, ceux qui ne sont pas clercs, servent dans un couvent et ont des rapports plus fréquents avec l’extérieur. Beaucoup d’ordres religieux portaient ce nom ; on distingue : — les Frères prêcheurs (ou dominicains) ; — les Frères mineurs (v. franciscains) ; — les Frères de la Charité (divers ordres hospitaliers) ; — les Frères de la Croix (congrégation fondée par saint François de Sales) ; — les Frères de la Pénitence (tiers ordre franciscain à Toulouse) ; — les Frères ou Servîtes de la Vierge ; — les Frères de la Doctrine chrétienne (ordre enseignant fondé au XVIIe s. par saint Jean-Baptiste de La Salle) ; — les Frères de la Sainte Famille — les Petits Frères de Marie (ou maristes et marianites); — les Petits Frères des pauvres (congrégation formée par Armand Marquiset en 1946, devenue association) ; — les Frères de la Vie commune (congrégation de dévotion fondée par Ghérard de Groote ; très répandue aux Pays-Bas aux XIVe et XVe s., elle a complètement disparu à la Réforme, mais a cependant été illustrée par Thomas à Kempis et par Érasme) ; — les Frères hospitaliers de Saint-Jean-de-Dieu ou de la Charité (ordre fondé en 1540 par saint Jean de Dieu, et qui est avant tout un institut de charité pour soigner les malades. Quelques prêtres du même ordre, pratiquant la règle de saint Augustin, assurent la direction spirituelle des frères) ; — les Frères de Saint-Vincent-de-Paul, membres d’une congrégation formée de prêtres et de frères, et fondée en 1845 par Jean Le Prévost, compagnon d’Ozanam, et Maurice Maignen pour l’évangélisation des ouvriers et des pauvres; — les Frères de Taizé, communauté monastique protestante fondée en 1940 par Roger Schultz, dans un but d’ouverture œcuménique (en Bourgogne, près de Cluny).
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