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FOX Charles James

Homme politique anglais. Fils de lord Holland, élu député en 1768, avant même d'avoir atteint l'âge légal de vingt ans, il s'initia aux affaires comme secrétaire d'État sous George II. Chargé du portefeuille des Affaires étrangères dans le ministère Shelburne, il reconnut l'indépendance des États-Unis et conclut la paix avec la France (1783). Il s'opposa aux malversations de la Compagnie des Indes mais dut abandonner devant l'hostilité de la Chambre des lords. Favorable à la Révolution française, il fut l'infatigable adversaire de Pitt et se fit le défenseur d'une politique de non-intervention, ce qui le brouilla avec Burke et la plupart de ses amis. Retiré de la vie publique de 1797 à 1801, il redevint secrétaire d'État aux Affaires étrangères à la mort de Pitt (1806), prépara la loi abolissant la traite des Noirs et rechercha la paix avec Napoléon Ier. Il mourut quelques mois après son retour au pouvoir.

Fox, Charles James (Londres 1749-Chiswick, près de Londres, 1806) ; homme politique britannique.

Il donne la preuve à partir de 1768 de son extraordinaire talent politique en soutenant le ministère North, ce qui lui vaut d’être nommé en 1770 dès l’âge de vingt et un ans lord de l’Amirauté, et chancelier du Trésor en 1772. Contraint de se retirer en 1774 en raison des différends qui l’opposent à George III, il rejoint le groupe des whigs dont il devient l’un des principaux orateurs et ne cesse dès lors de vitupérer la politique américaine de Lord North. Après la chute de ce dernier, il entre en 1782, en tant que ministre des Affaires étrangères, dans le nouveau ministère formé par Rockingham et propose immédiatement la reconnaissance de l’indépendance des colonies américaines. Quand Shelburne succède à Rockingham, F. quitte ses fonctions et s’allie à North qu’il vient de combattre si farouchement pour obtenir le retrait de Shelburne. Occupant les fonctions de ministre des Affaires étrangères à l’intérieur de la coalition ministérielle qui se forme ensuite sous la direction du duc de Portland et qui conclut la paix avec les Etats-Unis, il est la personnalité marquante du nouveau cabinet. Neuf mois plus tard toutefois, ce ministère tombe à son tour en raison d’un projet élaboré par F. pour mettre un terme aux désordres qui règnent dans la Compagnie des Indes orientales. Dans les années qui suivent, il est aux côtés de Burke le leader de l’opposition menée contre le Second Pitt. F., qui n’est déjà pas très apprécié, perd presque toute sa popularité en raison de son attitude face à la Révolution française, et on lui fait également grief de la longue amitié qu’il entretient avec Burke. Contrairement à ce dernier, F. voit dans la Révolution française l’un des épisodes les plus brillants de l’Histoire et il est ainsi logiquement amené à critiquer sévèrement la politique extérieure francophobe de Pitt dans laquelle il voit une croisade contre la liberté. En 1797, il se retire, totalement isolé, de la vie parlementaire jusqu’en 1800 pour finalement devenir pour la troisième fois ministre des Affaires étrangères à la mort de Pitt en 1806. Les démarches qu’il entreprend aussitôt pour s’entendre avec Napoléon Ier échouent toutefois en raison de l’orgueil manifesté par l’Empereur, en sorte que F. est dès lors amené lui aussi à préconiser la poursuite de la guerre.

Bibliographie : J.W. Derry, Charles James Fox, New York, 1972.




FOX, Charles James (Londres, 1749-Chiswick, près de Londres, 1806). Homme politique anglais. Il incarna, face au Second Pitt, le courant réformateur lors de la guerre d'indépendance américaine et de la Révolution française. Il est considéré comme l'un des plus grands orateurs britanniques. Élu député à 19 ans, avant l'âge légal de 20 ans, il s'initia aux affaires comme secrétaire d'État sous George III puis rompit bientôt avec les tories pour entrer dans l'opposition regroupée autour de Burke et du prince de Galles. Devenu le porte-parole des whigs, il forma avec North un cabinet de coalition où il se fit le défenseur des colonies américaines dont il reconnut l'indépendance (1783). Longtemps écarté du pouvoir, il se fit, face à Pitt, le défenseur des libertés. Enthousiasmé par la Révolution française, il souhaita la paix avec la France, contre l'avis de ses amis, particulièrement de Burke. Retiré de la vie parlementaire entre 1797 et 1801, il fut à nouveau secrétaire d'État aux Affaires étrangères (1806) dans le cabinet Gren-ville, dit « ministère de tous les talents ». Il prépara la loi abolissant la traite des Noirs et rechercha encore la paix avec Napoléon Ier. Voir Paris (Traité de, 1783).

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