FLANDIN Pierre-Étienne
Homme politique français. Fils d'un ancien résident général en Tunisie, avocat à la cour de Paris, député de l'Yonne (1914/40), il siégea au centre droit et devint l'un des chefs les plus écoutés de l'Alliance démocratique. Il fut président du Conseil de nov. 1934 à mai 1935 (rapprochement avec l'Italie ; accord franco-soviétique du 2 mai 1935). Ministre des Affaires étrangères dans le cabinet Sarraut, il eut à faire face à la dénonciation du traité de Locarno et à la remilitarisation de la Rhénanie par l'Allemagne (1936). Ardent défenseur des accords de Munich (1938), il envoya des télégrammes de félicitation aux quatre signataires de ces accords, y compris Hitler, ce qui lui fut beaucoup reproché. À Vichy, en juill. 1940, il lutta d'abord pour le maintien de la Constitution de 1875, puis se rallia au texte qui donnait les pouvoirs constitutionnels au maréchal Pétain. Nommé ministre des Affaires étrangères après le renvoi de Laval (13 déc. 1940), il manifesta une attitude antiallemande et fut contraint de donner sa démission en févr. 1941. Il fut alors remplacé par l'amiral Darlan. Traduit en juill. 1946 devant la Haute Cour de justice, il fut acquitté.
FLANDIN, Pierre-Étienne (Paris, 1889-Saint-Jean-Cap-Ferrat, 1958). Homme politique français. Député du Bloc national en 1919 puis chef de file de l'Alliance démocratique, il accéda aux premiers rôles lorsque la droite fut au pouvoir. Président du Conseil (novembre 1934-mai 1935), il fut chargé du portefeuille des Affaires étrangères, concluant avec la Grande-Bretagne et l'Italie le pacte de Stresa. Champion d'une politique d'apaisement avec l'Allemagne hitlérienne, il approuva les accords de Munich (septembre 1938). En juillet 1940, il se rallia au maréchal Pétain et participa au gouvernement de Vichy (1940-1941), dont il dut se retirer sur la demande des Allemands. Condamné en 1946 pour collaboration, il fut acquitté pour actes de résistance. Voir Darlan (François), Laval (Pierre).
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