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éphètes, juges athéniens.

éphètes, juges athéniens. C’est pour empêcher le développement des vengeances entre génos que Dracon institua ou réforma les éphètes, chargeant ainsi non plus le génos, mais des magistrats issus de l’ensemble de la société, de juger les cas d’homicide. À l’époque classique, les éphètes formaient un tribunal de cinquante et un membres certainement tirés au sort, et qui siégeaient en des lieux différents selon les affaires qu’ils avaient à juger : au Delphinion, ancien sanctuaire d’Apollon Delphinios à Athènes ; au Palladion, ancien sanctuaire de Zeus et Athéna ; au Prytanée ; à Phréattys, petit village sur un golfe voisin du Pirée. Au Delphinion se jugeaient les cas d'homicide qui, après être passés devant le tribunal de l’archonte-roi, étaient considérés comme excusables : cas de légitime défense, meurtres involontaires, etc. Les éphètes, dans ce cas, devaient juger de la valeur de l’excuse et prononçaient en général l’acquittement. Au Palladion se jugeaient certains cas d’homicides involontaires, les meurtres d’étrangers ou d’esclaves, ou encore l’incitation au crime. Ces affaires, d’abord soumises à l’archonte-roi, étaient portées par lui au Palladion ou à l’Aréopage lorsque la préméditation était avérée. Les peines prononcées par les éphètes pouvaient être la mort ou l’exil sans confiscation de biens. On jugeait au Prytanée les meurtres dont on ne connaissait pas le coupable ou ceux dont la cause était un animal ou un objet inanimé. Dans ce cas, le tribunal était présidé par l’archonte-roi et le coupable, animal ou objet, était jeté hors des frontières de l’Attique. Un aspect archaïque de cette magistrature apparaît dans les jugements qui se rendaient à Phréattys. On y examinait les crimes commis par des individus exilés pour meurtres involontaires. Le tribunal se tenait sur le rivage tandis que l’accusé restait dans une barque amarrée à quelques pas du rivage. S’il était acquitté, l'accusé retournait en exil, sinon, il était condamné à mort.

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