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COSTA RICA

République d'Amérique centrale, entre la mer des Caraïbes et l'océan Pacifique ; capitale San José. Découverte par Colomb en 1502, la région occupée aujourd'hui par l'État de Costa Rica n'avait qu'une population indienne clairsemée et fut facilement conquise par les Espagnols venus de Panamá (vers 1520). Le Costa Rica fit d'abord partie de la capitainerie générale du Guatemala, puis, après l'émancipation des colonies espagnoles, de l'Empire mexicain d'Iturbide (1821/23) et des Provinces unies de l'Amérique centrale (1823/38). Devenu indépendant en 1839, le Costa Rica devait jouir d'une stabilité politique exceptionnelle dans les États hispano-américains. Le café, introduit au XIXe s., devint la principale culture à partir de 1874, puis la firme américaine United Fruit installa de grandes plantations de bananiers sur la côte de la mer des Caraïbes, puis sur la côte du Pacifique. Ayant pris le pouvoir en 1948, au terme d'une guerre civile, le nouveau président José Figueres Ferrer décréta l'abolition de l'armée (qui n'existe toujours pas au Costa Rica). Il tenta d'affranchir son pays de la tutelle des États-Unis et prépara l'alternance démocratique entre coalitions réformatrice et conservatrice qui s'est imposée depuis. Après les présidences de J. Ferrer, Obuder Quiros et L. Alberto Monge, Oscar Arias Sánchez fut élu en 1986. Inquiet de la situation instable des pays d'Amérique centrale ravagés par les guerres civiles, O. Arias mit au point un plan de paix et de démocratisation, qui porte son nom, adopté par les pays voisins, notamment le Nicaragua, où des pourparlers furent ouverts entre sandinistes et « contras ». Cette initiative lui valut le prix Nobel de la paix en 1987. Le dirigeant de l'opposition, Rafael Calderón, remporta l'élection présidentielle de févr. 1990. Il mit en place, sous l'impulsion du FMI, un sévère programme de redressement qui suscita, dès 1991, une forte agitation sociale. La population fut, en outre, victime du tremblement de terre du 22 avr. 1991 et de pluies torrentielles qui s'abattirent sur le pays. Le social-démocrate José María Figueres élu président, le 6 févr. 1994, à une faible majorité, dut prendre des mesures autoritaires pour lutter contre la violence et les difficultés économiques croissantes qui le rendirent impopulaire. Les élections générales de févr. 1998 aboutirent à la victoire de Miguel Angel Rodríguez, du parti de l'unité sociale-chrétienne (PUSC). Soucieux de renouer avec la tradition démocratique du pays, M. A. Rodríguez organisa un forum de concertation nationale, avant de lancer un plan de sauvetage économique et social pour lutter contre le chômage et l'insécurité. En juin 2000, il résolut les tensions frontalières qui opposaient le pays au Nicaragua depuis 1998.

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