Databac

CONTRE-INVESTISSEMENT / CONTRE-TRANSFERT

CONTRE-INVESTISSEMENT. Energie psychique utilisée pour maintenir le refoulement de systèmes de représentations, d’attitudes, de pensées susceptibles de faire irruption dans la conscience.

CONTRE-TRANSFERT. Par ce terme on désigne généralement les réactions inconscientes du psychanalyste à la personne de son patient. Freud n’y a que peu fait allusion. Nombreux sont les psychanalystes qui mettent aujourd’hui l’accent sur le contre-transfert et qui rappellent opportunément que c’est moins avec ses connaissances et son expérience qu’avec son contre-transfert que l’analyste fait l’analyse. « C’est par le contre-transfert que toute interprétation est donnée et que se scandent les alternances de la parole et du silence dont on ne cherchera qu’a posteriori les justifications techniques >, écrit S. Viderman (La Construction de l'espace analytique, 1972). L’importance du contre-transfert appelle < l’analyse didactique » du psychanalyste qui doit être suffisamment averti et maître de ses propres transferts pour ne pas tomber dans les diverses formes de « passages à l’acte » inconsidérés.

CONTRE-TRANSFERT Le contre-transfert est la réaction du psychanalyste dans le cadre de la cure psychanalytique. Il peut s’exprimer de façon manifeste (par des gestes, des intonations, des phrases), mais le contre-transfert désigne plus largement l’ensemble des réactions inconscientes de l’analyste au transfert de l’analysant. C’est la raison pour laquelle un psychanalyste est tenu d’avoir mené une analyse personnelle, mais aussi de pratiquer des contrôles et d’effectuer de nouvelles tranches d’analyse au cours desquelles il analyse ses contre-transferts, de façon à dégager en quoi ils opèrent dans la relation thérapeutique avec ses propres patients.

Liens utiles