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CLAUDE Ier, Tiberius Claudius Drusus Nero Germanicus

Empereur romain (41/54). Fils de Drusus, frère de Germanicus, il avait consacré sa vie à l'étude et à des travaux historiques sur les Étrusques et les Carthaginois, lorsque, déjà quinquagénaire, il fut poussé au pouvoir par les prétoriens après le meurtre de son neveu, Caligula, alors qu'il se cachait, dans la crainte d'être lui-même mis à mort (janv. 41). Il restaura la collaboration de l'empereur et du Sénat, rétablit les anciens cultes et célébra les jeux Séculaires (47) ; il expulsa de Rome les astrologues et les Juifs. Ses affranchis, Polybe, Narcisse, Callistus, Pallas, reçurent la direction des principaux secrétariats, amorce de la formation d'une administration impériale aux services spécialisés. Claude chercha à étendre le droit de cité romaine en faveur des provinciaux ; il demanda l'accès au Sénat pour des notables de la Gaule chevelue et l'obtint pour les Éduens (48). Son règne vit la conquête de la (Grande-) Bretagne (43/47), l'annexion définitive de la Maurétanie (42), de la Lycie et de la Pamphilie (43), de la Judée (44) et de la Thrace (46). Marié quatre fois, Claude fut bafoué par sa troisième femme, Messaline, qu'il fit exécuter (48). Il épousa ensuite sa propre nièce, Agrippine la Jeune ; celle-ci, après lui avoir fait adopter son propre fils Néron, au détriment de Britannicus, fils de Claude et de Messaline, empoisonna son mari.

Claude, Tiberius Claudius Nero Germanicus (10 av. J.-C.-54 ap. J.-C.) ; empereur romain [janv. 43-oct. 54].

Né à Lyon, le jour où son père Drusus consacrait l’autel du Confluent, C. est le neveu de Tibère, l’oncle de Caligula, le frère cadet de Germanicus. Sa carrière est très lente. Il reste même chevalier jusqu’à ce que Caligula se l’adjoigne comme collègue au consulat, en 37. Peu solide sur ses jambes, bègue, simulant l’idiot, C. est tenu à l’écart. Il se passionne pour la philologie (il invente des lettres) et pour l’histoire (il écrit des histoires de Rome, de Carthage, de l’Étrurie). Après l’assassinat de Caligula (janv. 43), tandis que le Sénat décide de restaurer la République, les prétoriens dénichent C, qui s’était caché, l’acclament empereur (le premier à être investi de la sorte) et reçoivent de sa part une somme d’argent - le donativum, une dangereuse nouveauté. Empereur malgré lui, C. fut ridiculisé par les Anciens qui le présentèrent comme un ivrogne, jouet de ses femmes (il en eut quatre dont Messaline et Agrippine, sa nièce) ou de ses affranchis (Calliste, Pallas, Polybe, Narcisse). En réalité, malgré des faiblesses, l’action de C. fut importante. Il transforme l’administration centrale de l’Empire en une grande chancellerie adaptée aux besoins réels, et dont il confie les quatre bureaux principaux à ses affranchis, entreprend constructions et travaux publics (assèchement du lac Fucin, aqueducs, création du port d’Ostie), renoue avec la politique religieuse d’Auguste, réorganise les haruspices, expulse les juifs de Rome, abolit la religion druidique. Censeur en 47 et 48, il exerce cette charge avec minutie, honore le Sénat par de nombreux égards, crée un nouveau mode de recrutement (l’adlectio) et sépare strictement les obligations des futurs sénateurs et celles des chevaliers. Sa politique est favorable à la promotion des provinciaux (cf. la Table claudienne de Lyon) qu’il introduit dans le Sénat ; il fonde de nouvelles colonies (Cologne), organise la Maurétanie en deux provinces (42), entreprend la conquête de la Bretagne (43), rattache à l’Empire la Lycie, la Judée, la Thrace, intervient en Commagène (49) et étend le pomérium. Il meurt (13 oct. 54) vraisemblablement empoisonné par Agrippine. Il avait déjà adopté Néron (en 50) qui passait ainsi, dans l’ordre successoral, avant le propre fils de C., Britannicus. Le Sénat lui décerna l’apothéose.

CLAUDE (Lyon, 10 av. J.-C.-Rome, 54 ap. J.-C.). Quatrième empereur romain de la dynastie des Julio-Claudiens. Il régna de 41 à 54 ap. J.-C., proclamé empereur par la garde prétorienne après l'assassinat de son neveu Caligula (41 ap. J.-C.). Claude, épileptique et bègue, fut un grand érudit et expert en civilisation étrusque ; il se laissa gouverner par sa troisième femme Messaline qu'il fit exécuter. Il confia à ses affranchis Polybe, Pallas, Callixte et Narcisse la direction des bureaux palatins, sortes de ministères correspondant à la mise en place d'une administration centralisée (discours de Lyon), il oeuvra pour l'ouverture du Sénat aux provinciaux et annexa la Thrace, la (Grande) Bretagne et la Mauritanie. Il épousa sa nièce Agrippine, fille de Germanicus qui, après lui avoir fait adopter et choisir Néron (son fils issu d'un premier mariage) comme successeur, l'empoisonna. Voir Étrusques.

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