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CHASE James Hadley (pseud. de René Raymond)

CHASE James Hadley (pseud. de René Raymond). Auteur anglais de romans policiers. Né a Londres en 1910. On lui doit plus de soixante-dix livres, certains publiés sous son autre pseudonyme de Raymond Williams. Le plus célèbre de ses récits, Pas d'orchidées pour Miss Blandish (1938), traduit en français en 1946, connut dans la France de l'après-guerre l'un des plus grands succès de la « Série Noire ». Toutes traductions additionnées, ce livre se serait vendu à plus de deux millions d'exemplaires ! James Hadley Chase situe volontiers ses intrigues aux Etats-Unis. Ses sujets sont empruntés soit au monde des gangsters soit à celui des espions. CHASLES Victor Euphémion Philarète. Érudit et critique français. Né à Mainvilliers (Eure-et-Loir) le 8 octobre 1798, mort à Venise le 18 juillet 1873. Fils d'un conventionnel du parti de la Montagne, Pierre-Michel Chasles, et, de ce fait, nourri des idées de la Révolution, il se signala par son intelligence précoce : d'abord au prytanée militaire de Saint-Cyr, puis au lycée impérial, enfin au lycée Bonaparte. Ayant, à quatorze ans, terminé ses études en remportant un prix de grec au grand Concours (1812), il entre chez un imprimeur pour y apprendre l'art typographique. Quand, après la chute de Napoléon, vint la réaction royaliste, il fut jeté en prison avec son patron, lequel était suspect de zèle pour la République (1814). Ayant enfin pu recouvrer la liberté, grâce à la seule intervention de Chateaubriand (1816), il se rendit en Angleterre. Son séjour qui dura sept ans fut très fécond : car le jeune homme, travaillant chez un éditeur, put acquérir une connaissance approfondie de la littérature anglaise. De retour à Paris, en 1823, il devint le secrétaire d'Etienne (de) Jouy, homme politique, journaliste, dramaturge et membre de l'Aca-démie Française. Admis à collaborer à la Revue encyclopédique, il se signala d'emblée par ses beaux articles et dès lois put entrer au Journal des débats (1824). L'année suivante, il s'acquit un juste renom en publiant son Eloge de De Thou (1825). Trois ans après, il fit paraître son premier ouvrage important : Tableau de la marche et des progrès de la langue et de la littérature française du XVIe siècle (1828). Devenu, en 1837, conservateur de la Bibliothèque Maza-rine, il obtint, au Collège de France, en 1841, la chaire des littératures étrangères de l'Europe moderne. De son très long enseignement, il allait tirer la matière d'une vingtaine de volumes formant plusieurs séries selon les pays ou les époques et groupés sous le titre général de : Etudes de littérature comparée (1847-1864). Outre cette oeuvre magistrale, Philarète Chasles a publié : Etudes sur le XVIe siècle en France (1848), trois belles monographies : Olivier Cromwell (1847), Galileo Galilei (1862), L'Arétin, sa vie et ses écrits (1873), une traduction du Titan de Jean-Paul Richter, et de nombreux travaux réunis sous le titre de : Esquisses (1846-1864). Citons enfin ses Mémoires (1875), oeuvre posthume, pleine de verve, mais assez sujette à caution. D'un esprit très ouvert et d'un savoir aussi étendu que varié, Philarète Chasles fut un de nos essayistes les plus féconds. Son action a consisté surtout à initier le lecteur français à la connaissance profonde de toute la littérature européenne. Il fut un éveilleur d'idées dans toute la force du terme. ? « Il y avait autrefois dans le monde et au Journal des débats un homme d'esprit et de talent : c'était Philarète Chasles... Il était même, avec Jules Janin, le seul vivant, vraiment vivant d'un journal qui ne représente plus que la littérature conservée... Il y détonnait par la vivacité, l'entrain, la verve, l'inconséquence heureuse, et, dans les sujets souvent désagréables, par de l'agrément. » J. Barbey d'Aurevilly.

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