Artaxerxès II Mnémon ; roi de Perse [404-359 av. J.-C.].
Artaxerxès II Mnémon ; roi de Perse [404-359 av. J.-C.]. Après son accession au trône, Arsakès, fils de Darius II et de Parsatis, prend le nom de son grand-père (Artaxerxès Ier). Son frère cadet, Cyrus le Jeune, satrape de Lydie, poussé par sa mère, tente de faire assassiner A. lors de son couronnement. A la suite de cet échec, il recrute des mercenaires grecs pour l'aider à s'emparer du pouvoir. La bataille eut lieu au nord de Babylone à Cunaxa (401) où Cyrus, malgré la victoire des Grecs, trouve la mort. Ce banal épisode des querelles intestines de l'Empire perse, suivi du retour en Grèce des Dix-Mille, prend des allures d'épopée grâce au récit -l'Anabase - d'un témoin oculaire, Xéno- phon. Sparte qui avait soutenu Cyrus tire les conclusions de cette expédition et s'engage avec Agésilas dans une guerre ouverte avec le Grand Roi (399) qui se rapproche alors d'Athènes. Désormais, l'or et la diplomatie du Grand Roi déterminent une bonne partie de la vie politique grecque, expliquent alliances, retournements et paix avec A. Ainsi la « paix du Roi », dite « paix d'Antal-kidas » (386), passée entre Sparte et la Persev est renouvelée en 374, en 371, en 366. A chaque fois, le prestige d'A. est renforcé. En réalité, si cette politique présente quelques avantages en Grèce, A. n'est plus en mesure d'exercer son autorité dans son empire : l'Égypte, qui s'était soulevée en 412, est devenue définitivement indépendante, malgré deux tentatives de reconquête du Grand Roi (de 389 à 387 et en 373) ; les satrapes se révoltent en 371 ; l'est de l'Euphrate se libère. Toutefois la discorde entre les satrapes sauve une fois encore l'Empire. A la mort d'A., la situation était presque rétablie, grâce à l'action de son fils, Artaxerxès III. Sous le règne d'A. s'est accrue la place de l'hellénisme dans la civilisation achéménide (Ctésias, médecin du roi), en particulier en Asie Mineure.