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âme

âme (lat. animus, esprit, et anima, souffle de vie), principe spirituel, immortel, de l’homme, qui se distingue du corps. C’est le double chez les Égyptiens, le Kâ et le Bâ, la force vitale des religions primitives, le «pneuma» et la «psyché» des Grecs. C’est aussi l’ensemble des facultés de sentiments, d’intelligence et de volonté. Dans la pensée chrétienne, comme dans l’islam, le judaïsme et les religions de la Perse, l’âme est immatérielle et immortelle; responsable devant Dieu des actes de l’être humain pendant son passage sur la terre, elle subit un jugement qui décide de sa vie éternelle. Dans les religions de l’Inde qui admettent la réincarnation, la notion d’âme individuelle est fort différente : chargé de karma, le principe spirituel de l’individu passe, d’un corps à un autre tout en restant le même dans son essence. Dans le domaine des arts plastiques, si les Égyptiens et les Grecs représentaient l’âme par un oiseau à tête humaine, les chrétiens en ont fait un petit être nu de la taille d’un enfant, tel qu’on le voit dans le fameux thème médiéval du jugement dernier, sur les fresques romanes et les tympans médiévaux.




âme, principe de vie, siège des pensées et des sentiments. — Ces deux sens se distinguent à partir de l'Antiquité hébraïque (âme organique et âme pensante) et romaine (animus et anima). La réduction du second sens au premier constitue le vitalisme; la réduction du premier au second, le spiritualisme (Platon, Leibniz, Hegel). Le problème de l'union dé l'âme et du corps a été traité par Descartes; celui de l'immortalité de l'âme a été développé d'une manière exceptionnelle dans le Phédon de Platon.

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