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ALBERT

ALLEMAGNE ALBERT II (* 10.VIII.1397, † Neszmély, 27.X.1439). Empereur germanique (1438/39). Fils d'Albert IV de Habsbourg, duc d'Autriche, il épousa Élisabeth, fille de l'empereur Sigismond. Il succéda à son beau-père en 1437 comme roi de Hongrie et, l'année suivante, comme roi de Bohême et empereur. Il mourut en 1439 au cours d'une expédition contre Mourad II qui avait envahi la Hongrie. Après lui le trône impérial appartint sans interruption aux Habsbourg. BELGIQUE ALBERT Ier (* Bruxelles, 8.IV.1875, † Marche-les-Dames, 17.II.1934). Roi des Belges (1909/34). Fils de Philippe, comte de Flandre, et de Marie de Hohenzollern-Sigmaringen, marié en 1900 à Élisabeth de Bavière, dont il eut trois enfants : Léopold (futur Léopold III), Charles et Marie-José (future reine d'Italie), il succéda à son oncle Léopold II, le 23 déc. 1909. Il s'illustra pendant la Première Guerre mondiale en commandant personnellement l'armée belge et en partageant la vie de ses soldats, ce qui lui valut le surnom de roi-chevalier. Après la guerre, le traité de Versailles rattacha à la Belgique Eupen et Malmédy et abolit le statut de neutralité de 1831. L'Union économique belgo-luxembourgeoise fut conclue (1921) et la Belgique adhéra au pacte de Locarno (1925). Voir BELGIQUE. ALBERT II (* Bruxelles, 6.VI.1934). Roi des Belges. Second fils du roi Léopold III et de la reine Astrid, il épousa, le 2 juill. 1959, la princesse Paola Ruffo di Calabria. Il a succédé à son frère Baudoin, le 9 août 1993. BRANDEBOURG et PRUSSE ALBERT l'Ours (* Ballenstädt, vers 1100, † Stendal, 18.XI.1170). Margrave de Brandebourg (1134/70). Voir BRANDEBOURG. ALBERT de Brandebourg (* 16.V.1490, † Tapiau, 20.III.1568). Premier duc de Prusse (1525/68). Voir PRUSSE. Le duché de Prusse. GRANDE-BRETAGNE ALBERT de Saxe-Cobourg-Gotha (* château de Rosenau, 26.VIII.1819, † Windsor, 14.XII.1861). Prince consort. Deuxième fils d'Ernest Ier, duc de Saxe-Cobourg-Gotha, il épousa en 1848 sa cousine, la princesse Victoria, reine de Grande-Bretagne et d'Irlande depuis 1837. Il reçut en 1857 le titre de prince consort. Voir GRANDE-BRETAGNE. SUÈDE ALBERT de Buxhövden et Appeldern (Riga, 17.I.1229). Évêque de Riga. Il appartenait à une famille noble de Brême et, à la tête de 23 vaisseaux, organisa vers 1 200 une croisade en Livonie et y fonda la ville de Riga (1201) dont il devint le premier évêque. Pour protéger la Livonie chrétienne, il institua en 1202 l'ordre des chevaliers Porte-Glaive ou Schwertbrüder.

Albert Ier (v. 1250-1308); roi allemand [1292-1298], duc d’Autriche [depuis 1282]. Fils aîné de Rodolphe de Habsbourg, A. poursuit sans concession, mais avec moins de succès, l’action de son père pour consolider la fragile constellation des territoires Habsbourg et y joindre la dignité royale. À la mort de Rodolphe en 1291, il est depuis neuf ans duc d’Autriche (son frère Rodolphe, qui lui est associé en 1289, est mort dès 1290), mais domine aussi la Styrie, la Carinthie, la marche Slovène. Son père avait pourtant échoué à se l’associer comme roi de Germanie devant l’hostilité des princes-électeurs, en particulier des princes rhénans (comte palatin du Rhin, archevêques de Mayence, de Cologne et de Trêves), qui avaient tout à craindre d’un renforcement des Habsbourg. En 1290, nouvel échec pour installer A. en Hongrie, dont le roi Ladislas IV venait d’être assassiné. On comprend sans peine qu’à la mort de Rodolphe, les princes-électeurs se laissent facilement gagner par les promesses d’un concurrent, Adolphe de Nassau. L’élection encourage les rivaux locaux d’A., princes ecclésiastiques d’Aquilée et de Salzbourg, duc de Basse-Bavière, nobles de Styrie et du Tyrol, qui se liguent contre lui et le rejettent vers les Alpes autrichiennes. A. parvient pourtant à maintenir son opposition à Adolphe. Quand celui-ci est déposé, puis tué, en 1298, la voie vers la couronne de Germanie est libre : A. est élu le 27 juillet, couronné le 24 août. Il contourne l’opposition des princes rhénans en se gagnant l’alliance française (son fils Rodolphe est promis à Blanche, sœur du roi Philippe le Bel en 1300) et celle de Venceslas IV, roi de Bohême, dont il soutient l’accession au trône de Pologne en 1300. Le pape Boniface VIII doit suivre le mouvement et engage des négociations pour le couronnement impérial d’A. Ce dernier, comme son père, préfère ne pas céder et ne descend pas en Italie pour ne pas avoir à reconnaître un droit de ratification à la Curie romaine. Ces succès initiaux semblent se confirmer lorsque son fils Rodolphe, marquis d’Autriche depuis 1298 et déjà implanté en Bohême et Moravie, est élu roi par les nobles bohémiens à l’extinction de la dynastie Przemislide en 1306. Sa mort en 1307 met pourtant fin aux espoirs de consolidation dynastique d’A. La même année, les Wettin de Saxe écrasent l’armée d’A., qui a tenté de conserver entre ses mains le Pleissenland (Altenburg) et la marche de Saxe. La situation n’est pas meilleure dans les hauts pays d’Allemagne du Sud-Ouest, d’Alsace, de Suisse, où la domination Habsbourg est contestée (la première union des cantons forestiers suisses date de 1291). Une conjuration se trame bientôt contre A. : il est assassiné le 1er mai 1308 par son neveu Jean de Souabe, avant d’avoir pu refaire l’œuvre de son père.

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