accords de Genève
Accords de paix signés en juillet 1954 par le gouvernement Mendès France. Ils accordent l'indépendance au Laos, au Cambodge et au Viêt Nam. Le Viêt Nam est coupé en deux de part et d'autre du 17e parallèle : au nord, un Viêt Nam communiste et au sud, un Viêt Nam soutenu par les Américains. La fin de la guerre coloniale marque le début de la guerre froide en Indochine, comme le révèle la guerre du Viêt Nam.
GENÈVE. Métropole du calvinisme au xvie siècle. Après l'introduction de la Réforme par Guillaume Farel, réformateur religieux français, Genève devint une République libre (1533) où la Réforme fut officiellement adoptée en 1536. Calvin donna à la ville une constitution autoritaire, les habitants étant soumis à une discipline très sévère. Genève accueillit les persécutés de tous les pays de l'époque, comme Clément Marot et John Knox. Son Académie, réorganisée par Calvin (1559), devint rapidement un centre universitaire renommé.
GENÈVE (Conférence de, 26 avril-20 juillet 1954). Conférence internationale réunissant 19 États parmi lesquels les délégués de la France (Georges Bidault), du Royaume-Uni (Anthony Eden), de l'URSS (Molotov) et de la Chine populaire (Zhou Enlai) et destinée à régler le problème de la Corée et de l'Indochine. La conférence échoua sur le premier point. Les représentants du Viêt-nam, du Laos, du Cambodge et de la France (sous l'impulsion de Pierre Mendès France devenu président du Conseil le 28 juin 1954) parvinrent à conclure un cessez-le-feu. Le Viêt-nam était divisé en deux, de part et d'autre du 17e parallèle, entre la République démocratique du Viêt-nam (communiste) et le Viêt-nam du Sud jusqu'à ce qu'un référendum, dans un délai de deux ans, permette la consultation de l'ensemble de la population sur la réunification. Les accords de Genève reconnaissaient aussi l'indépendance et l'intégrité du Laos et du Cambodge. Voir Indochine (Guerre d'), Viêt-nam (Guerre du).
GENÈVE (Conventions de). Nom donné à plusieurs conventions internationales sur la protection des blessés, des prisonniers de guerre, des victimes civiles de la guerre signées par 63 gouvernements et par le Saint-Siège. La première convention de Genève fut conclue en 1864 à l'initiative de la Croix-Rouge.