VALAIS, en allemand
Canton de la Suisse méridionale, qui s'étend sur la haute vallée du Rhône ; chef-lieu Sion. Appelé dans l'Antiquité Vallis Poenina, le Valais fut conquis par Rome en 57 av. J.-C. et profondément romanisé. Il fit ensuite partie du royaume burgonde, et l'abbaye d'Agaune (Saint-Maurice) devint un puissant foyer du christianisme. En 999, Rodolphe III, dernier roi de Bourgogne Transjurane, n'ayant pas d'enfant, remit le comté du Valais aux évêques de Sion, qui conservèrent le titre de comte et la souveraineté temporelle jusqu'à la Révolution française. De longues guerres opposèrent les évêques aux comtes de Savoie, qui réussirent à imposer leurs candidats sur le siège épiscopal. Les patriotes valaisans s'allièrent avec Lucerne, Uri et Unterwald, et, en 1475/76, ils enlevèrent à la Savoie le Bas-Valais ainsi que Saint-Maurice, Évian et Thonon. La Réforme catholique menée par l'évêque Adrien II de Riedmatten triompha dans le Valais au XVIIe s. Mais celui-ci ne put maintenir son autorité temporelle, et le Valais devint complètement indépendant de ses évêques (1630). Occupé par les Français en 1798, le Valais fut érigé par Bonaparte en État indépendant, sous le nom de « République rhodanienne » (1802), puis il fut annexé à l'Empire français, où il forma le département du Simplon (1810/14). À la chute de Napoléon, le Valais devint un canton de la Confédération helvétique. Il fit partie du Sonderbund en 1845/47.