TCH’ÊN MÊNG LEI
TCH’ÊN MÊNG LEI (appellation honorifique : Chêng Tchai). Erudit chinois. Né à Hou-Kouan (Fou-Kien) en 1651, mort en exil en 1723. Après avoir achevé ses études, il obtint le titre de docteur en 1670 et fut invité à faire partie de l’Académie Hanlin, grâce à l’intervention de K’ang Si (1661-1723) dont il était devenu l’ami intime. C’est en 1674 qu’éclatèrent trois révoltes dirigées contre la dynastie; celle qui était dirigée» par Keng King-tchong dans la province de Tch’ên, le Fou-Kien, contraignit par la force tous ceux qu’elle pouvait atteindre à y adhérer, de sorte que Tch’ên Mêng Lei se trouva compromis malgré lui. Arrêté en 1680, il fut condamné à mort, mais cette peine fut commuée par la suite en exil, Tch’ên Mêng Lei dut gagner la Mandchourie. Il y apprit le mandchou, et, bien qu’il se trouvât là en qualité d’esclave, il n’en était pas moins estimé et traité comme un grand personnage. Ayant obtenu son pardon, il fut appelé à Pékin en qualité de précepteur de Yin Tche, le fils de l’empereur. C’est alors qu’il commença sa célèbre encyclopédie, le Kou tsin t’ou chou tche tch’eng, à laquelle il travailla seul jusqu’en 1722, c’est-à-dire jusqu’à l’année qui précéda sa mort. Lorsque l’empereur K'ien Long (1723-95) eut accédé au trône, il ordonna qu’on détruisît avec soin dans l’Encyclopédie toute trace du nom de l’auteur, lequel avait montré ses préférences pour Yin Tche, son frère et son rival. Tch’ên Mêng Lei fut envoyé de nouveau en exil où il mourut de douleur.
Liens utiles
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