Databac

SPHÈRE DE COPROSPÉRITÉ ASIATIQUE

SPHÈRE DE COPROSPÉRITÉ ASIATIQUE En japonais Dai toa kyoeiken. L’expression désigne les pays que le gouvernement japonais entend regrouper, à partir de 1940, en une entité politique et économique (Japon, Chine, Mandchoukuo, Indochine française, Indes néerlandaises). La sphère de coprospérité dérive du concept de Nouvel ordre en Asie orientale (Toa shinchitsujo)énoncé le 3 novembre 1938 par le premier gouvernement de Konoe Fumimaro. Il propose une gestion unifiée sous leadership nippon de la Chine, du Mandchoukuo et du Japon pour résister au communisme et à l’impérialisme occidental. Le nouvel ordre s’oppose à l’ancien ordre colonial (politique de la canonnière, traités inégaux, concessions, exterritorialité). Malgré le refus chinois, Matsuoka Yosuke (1880-1946), ministre des Affaires étrangères du second cabinet Konoe, reprend l’idée en août 1940, en l’étendant à tous les États asiatiques convoités par le Japon. En novembre 1942 est créé un ministère de la Grande Asie chargé d’unifier l’armée, la marine et la police à l’intérieur de la sphère. Les 5 et 6 novembre 1943, le nouveau Premier ministre Tojo Hideki réunit à Tokyo une conférence de la Grande Asie orientale avec des délégués du Mandchoukuo, du gouvernement projaponais de Nankin, de la Thaïlande, des Philippines, de la Birmanie et du Gouvernement provisoire pour la libération de l’Inde. La rencontre s’acheve par une déclaration de coexistence harmonieuse avec les pays tiers et une dénonciation de la discrimination raciale.

Liens utiles