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SEUIL

SEUIL, n.m. (lat. solium « siège », le siège que constitue la pierre du pas de la porte). D'où, en français, le pas de la porte, l'entrée. ♦ 1° Terme utilisé en psychologie. Le seuil absolu est le minimum d'intensité d'excitation nécessaire pour donner lieu à une sensation, ou à une réaction. — Seuil différentiel. Minimum d’accroissement d'excitation nécessaire pour que cet accroissement soit senti. Les seuils varient d'un individu à l'autre, et, chez le même individu, suivant ses dispositions psychologiques. ♦ 2° L'apologétique du seuil, de Maurice Blondel, consiste, non pas à « convertir » un incroyant, mais à l'intéresser à la question religieuse, et à modifier ses dispositions vis-à-vis de la religion ; à le faire sortir de l'indifférence.

seuil, limite au-delà de laquelle un excitant qui n'était pas senti provoque une sensation. — On distingue, en psychophysiologie, le seuil absolu, excitation minimale capable de produire une sensation (par exemple, un faible courant électrique), et le seuil différentiel, quantité minimale dont il faut faire croître l'excitation pour provoquer un changement discernable de sensation. (On ne sent pas, dans la main, la différence de poids entre 15 g et 16 g, ni entre 14 et 15 g, mais seulement entre 14 et 16 g. Il y a là un seuil.) Le rapport entre l'augmentation de la sensation et celle de l'excitation a fait l'objet d'une loi : la loi du parallélisme psychophysiologique de Fechner et Weber.

seuil, intensité que doit atteindre un stimulus pour être perçu ou pour provoquer une réaction de l’organisme. On appelle seuil absolu l’excitation minimale capable de produire une sensation (à partir de quelle distance une personne entend-elle le tic-tac d’une montre que l'on approche de son oreille ?), et seuil différentiel la quantité minimale dont il faut faire varier le stimulus initial pour que le sujet éprouve une modification de la sensation : entre 15 et 16 g, 15 et 17 g, 15 et 18 g, je ne perçois pas de différence, qui ne commence à devenir sensible qu’à partir de 20 g. Les valeurs des seuils absolus et différentiels sont des résultats statistiques ; elles correspondent à la moyenne d’un certain nombre de mesures. Elles varient avec les individus (degré d’acuité sensorielle, âge, santé, intérêt pour l’épreuve...) et avec la nature et la grandeur des sensations étudiées. Notre sensibilité fonctionne tantôt comme un appareil de précision, tantôt comme un appareil grossier : si je suis capable de distinguer un poids de 100 g d'un autre de 110 g, il m’est absolument impossible de percevoir une différence entre 1 kg et 1 010 g. En revanche, je pourrais différencier 1 000 g et 1 100 g. Dans les deux cas où une différence était perceptible, le rapport est constant (100/ 110 = 1 000 / 100), ce qui s’énonce dans la loi de Weber : le seuil différentiel est proportionnel à l’intensité initiale du stimulus. La précision de notre sensibilité dépend des grandeurs qu’elle doit estimer.

SEUIL (n. m.) 1. — (Psychol.) Grandeur minima de l’excitation provoquant une réaction ou une sensation. 2. — Seuil différentiel (psycho.) : plus petite différence perceptible dans la grandeur d’une excitation.

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