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SCHMIDT Helmut (1918-)

SCHMIDT Helmut (1918-) Chancelier de la RFA (1974-1982). Quelques années après sa retraite politique, Helmut Schmidt a été consacré, en quelque sorte, patriarche de l’Allemagne, les positions de l’ancien chancelier social-démocrate ayant trouvé un auditoire attentif au-delà de l’opposition. Ce Hambourgeois un peu hautain a été le chef du gouvernement allemand pendant les heures difficiles. Crise économique mondiale, vague d’attentats terroristes de la Fraction armée rouge (RAF), polémique autour de la modernisation des missiles de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique nord) : H. Schmidt convainc de la capacité du SPD (Parti social-démocrate) à gérer l’Allemagne fédérale. Son nom reste associé à la construction du Système monétaire européen (SME), entré en vigueur en 1979. Mais les revers économiques affaiblissent son autorité. En 1982, abandonné par les libéraux du FDP, et à l’issue de la crise des euromissiles dont il avait demandé à Washington l’installation sur le territoire national, son gouvernement tombe. Lorsqu’en 1987 il quitte le Bundestag, il déclare que les sociaux-démocrates « doivent rester un mouvement de gouvernement » et critique la dérive de son parti vers les thèses écolo-pacifistes. Dès lors, il multiplie les mises en garde dans l’hebdomadaire Die Zeit dont il est devenu codirecteur. En 1992, son livre Handeln für Deutschland (Agir pour l’Allemagne), une sorte de programme gouvernemental alternatif pour surmonter les problèmes de l’unification allemande, fait grand bruit.


SCHMIDT, Helmut (Hambourg, 1918-). Homme politique allemand. Représentant de l'aile droite du Parti social-démocrate (SPD), il fut chancelier de la RFA de 1974 à 1982. Ministre de la Défense (1969-1972) puis des Finances (1972) dans le cabinet de Willy Brandt, il succéda à ce dernier en mai 1974. Il réussit, mieux que les autres dirigeants des États industrialisés, à maîtriser, par une politique d'austérité, les effets de la crise économique, mais dut affronter la vague terroriste qui submergea l'Allemagne à partir de 1972. Il renforça à l'extérieur l'entente Paris-Bonn et, tout en poursuivant l'Ostapolitik, et en participant à la politique de détente internationale (conférence d'Helsinki, 1975), il maintint fermement ses liens avec les États-Unis et l'OTAN. Les libéraux ayant quitté la majorité gouvernementale, Schmidt dut démissionner. Helmut Kohl lui succéda: après Bans d'opposition, la CDU (chrétiens-démocrates) revenait au pouvoir. Voir Baader-Meinhof (Bande à), CDU-CSU, Giscard d'Estaing (Valéry).

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